Je cherche un peu de bleu un peu de vert qui trancherait sur l’ardoise de mes derniers jours. De quoi effacer la peau, la caresse, l’odeur, le baiser du refus. Ma chère absente, toi qui ne voulais plus de moi. Il me faudra mourir souvent. Il me faudra courir longtemps. Avant de reconnaitre ton visage dans la lumière du matin. Avant de te prendre dans mes bras, de serrer à nouveau ta gorge  et de manger tes lèvres. Avant de  croire en ta disparition. Avant d’empoigner ma douleur. Quand tu m’as lâché la main. J’ai tiré sur le jour qui t’a vu naître ! Je voulais te voir nue plus...

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