20 octobre 2014
Les grues ignées
Les grues ignées Lorsque je rentrai chez moi, mon appartement poussa un soupir d’un cheval qu’on a chargé d’un fardeau trop lourd. La chambre que je venais de quitter était une chemise entr’ouverte sur la poitrine, une respiration se faisant voie avec peine, respiration longuement interdite, et le balcon était suspendu au-dessus de nous tel un matin aux longues jambes à travers quoi tournaient les grues de fer. J’ai tenté de mordre à travers le nœud de laine de ma gorge, ma main fraîchement lavée se relâcha un instant....