02 septembre 2013
Allegretto de Bâle
Sur les pins qui dansent L'allegretto des aiguilles Que le vent balance Ma bouche comme une blessure La saveur des privations est fade Il faut brûler mon âme C'est un paysage léché par les flammes Ces arbres vaudraient-ils mieux que nous? Il faut que meure cette pensée Acier inoxydable froid en main Aveuglement des doigts crispés sur le manche À éclairer les fleurs de ma face Comme on laboure les champs d'en face Floraison sombre et farouche Qu'il faut toujours rabattre On vise encore à l'harmonie S'il ne s'agissait au final que de vide On dit que...