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      ©paolapigani       Je regardais cette béance à ma fenêtre De minables labours urbains Où plus rien ne respirait  Les gravats avaient été raclés  Pendant des jours, l'excavatrice avait rugi Renvoyant une poussière putride À la barbe du soleil et des badauds  Qui traînaient leur misère d'yeux Sur ce chantier d'été Comme eux j'avais  reçu de la poussière   Dans les poumons et sur la peau On avait partagé les mêmes ruines  La même vacance Fichée sur un cadavre aplati...

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