24 août 2017
Labours urbains

©paolapigani Je regardais cette béance à ma fenêtre De minables labours urbains Où plus rien ne respirait Les gravats avaient été raclés Pendant des jours, l'excavatrice avait rugi Renvoyant une poussière putride À la barbe du soleil et des badauds Qui traînaient leur misère d'yeux Sur ce chantier d'été Comme eux j'avais reçu de la poussière Dans les poumons et sur la peau On avait partagé les mêmes ruines La même vacance Fichée sur un cadavre aplati...