14 avril 2017
Nourri de terreau noir

Quand j’étais trop triste, Saint - Yves m’emmenait à l’église et nous montions à l’orgue. Les voûtes commençaient à se noyer et les sons tout à coup montaient du soir. D’abord, c’était une note faite d’une substance unique et sans nul changement. Puis trois, s’étendant par couches au dessus d’elle et chacune était un élément. La voix disait : « Ceci est ! Cela est ! ». Et voilà, le monde paraissait tel qu’il est, arrêté, plein mais transparent comme la glace et le feu. La main de Dieu s’ouvrait où reposait la lourdeur des orages, la...