05 juin 2017
Segovia
Je suis descendue vers le pont de Segovia il m'a fallu marcher encore Atteindre les quais de granit Me pencher sur une ombre de fleuve Mangée par des herbes Des langues de sable Les quais étaient déserts le soleil bien trop haut pour y croire Il m'a fallu sonder cette désolation pour me souvenir du poète Qui portait le même nom que ce lieu alors j'ai su pourquoi j'étais venue jusque là J’ai regardé les hommes Défaire des échafaudages devant le teatro real Jouer du matin Avec des cordes usées S’interpellant quand même...