13 mars 2018
La stupeur oubliée de vivre
(...) chaque chambre est le centre du monde, est la première nuit, le premier jour, le monde naît lorsqu’elle et lui s’embrassent, goutte de lumière aux entrailles transparentes la chambre comme un fruit s’entr’ouvre ou éclate comme un astre taciturne et les lois rongées par les rats, les grilles des banques et les prisons, les grilles de papier, les fils de fer barbelés, les timbres, les épines et les piquants, le sermon monocorde des armes, le scorpion...