Adieu Pierre Autin-Grenier
17 avril 2014
Vas-t-en à présent
écraser les escargots
sur tes chemins d'enfance
manger des radis bleus par la racine
te lire nous ramènera ton rire triste
et ton fol amour des mots.
Paola Pigani
D’une aube l’autre, j’habite la banlieue des choses ; le centre du monde et ses merveilles n’ont prise sur ma conscience. Je ne salue pas le jour naissant ni ce nouveau pays qui vient. Bien au contraire, sans avoir à bouger j’absous le bonheur ( sa terreur quotidienne) et je dis méthodiquement, avec les mots qui passent, l’infinie douleur d’être homme et si maladroit avec le parfum des femmes, l’amour de la mer, les marées aveugles de la mort. Ayant passé plusieurs siècles inquiets à comprendre que je n’étais rien (l’enfance est un exil qui n’en finit pas), toute mon ambition maintenant est d’être moins encore. Dés lors, pourquoi céder aux sirènes de la nuit ?...Se tenir plutôt proche de l’orage menaçant, tête d’ange déchu, réfugié tel passager en transit dans son propre froid intérieur.
Ainsi ai-je chois un certain silence, comme au-delà des mots à venir on écrit toujours pour la dernière fois.
Pierre Autin-Grenier.
Histoires secrètes. Editions La Dragonne
2 commentaires
Je ne l'ai rencontré qu'une seule fois. Je l'ai lu souvent. Dans les deux cas il reste inoubliable.
Merci Paola pour ton poème et le sien,
Joël B.
Oui Joël Jamais poésie ne meurt Salve Amico
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