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    Tu t'imposes le vide, ferme les yeux   Le quai de la gare s'emplit soudain    De silhouettes fantômes   Elles s'avancent vers toi   Sans bagage   À peine vêtues de chagrin et d'ivresse   Tu reconnais chacune d'entre elles   Mais elles passent sous tes yeux Et regagnent leur nuit   Bien au delà de ta mémoire   Tu ne pourras jamais faire le vide   L'écriture commence là   Dans les salines de ton regard   Tourné vers l'intérieur.     ...

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