10 juillet 2020
Sans bagage

Tu t'imposes le vide, ferme les yeux Le quai de la gare s'emplit soudain De silhouettes fantômes Elles s'avancent vers toi Sans bagage À peine vêtues de chagrin et d'ivresse Tu reconnais chacune d'entre elles Mais elles passent sous tes yeux Et regagnent leur nuit Bien au delà de ta mémoire Tu ne pourras jamais faire le vide L'écriture commence là Dans les salines de ton regard Tourné vers l'intérieur. ...