Sans bagage
10 juillet 2020
Tu t'imposes le vide, ferme les yeux
Le quai de la gare s'emplit soudain
De silhouettes fantômes
Elles s'avancent vers toi
Sans bagage
À peine vêtues de chagrin et d'ivresse
Tu reconnais chacune d'entre elles
Mais elles passent sous tes yeux
Et regagnent leur nuit
Bien au delà de ta mémoire
Tu ne pourras jamais faire le vide
L'écriture commence là
Dans les salines de ton regard
Tourné vers l'intérieur.
©paolapigani

3 commentaires
Dernière nos yeux
Tous ces trains
Qui roulent plein feux
Tombereaux ouverts
Chargés de pierres,
De murs au ventre
De mises en terre
De renonçamant
Et puis au centre
Gare du présent,
Dans l'envers
Des paupières
Tous ces chevaux,
Lancés au galop,
Menant train d'enfer
Tous ces chemins
A s'aimer debouts
Dans la boue,
Tous ces chemins
De vivre, de faire
La route des épices
Des feux d'artifice...
Merci pour la gare de Culoz
Crains qu' un jour, un train ne t'émeuve plus.
Guillaume Appolinaire
Oh ce n'est pas tant la
Belle mécanique
Que le voyage,
Les yeux
que le regard
Le quai que
les baisers.
La victoire avant tout sera
De bien voir au loin
De tout voir
De près
Et que tout ait un nom nouveau.
Et que tout se dise et ne se dise pas en quelques mots.
La victoire avant tout sera
De bien voir au loin
De tout voir
De près
Et que tout ait un nom nouveau
Le même GA au bout de ce voyage.
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