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13 mars 2015

De Jacques Reda à Grégoire Damon

 

Jacques Reda, Grégoire Damon, Le Pédalo Ivre

©richardsestier

 

Jacques Reda à Bron ce 7 mars 2015

Je n'ai pas l'intention  de faire de la poésie, mon intention est d'entrer dans la langue...

C'est un peu ridicule d'être poète, je ne me considère pas comme tel, je suis quelqu'un qui écrit en prose ou en vers...

Autrefois, on trouvait de la poésie dans les notices de médicament...

Ce n'est pas parce qu’on va à la ligne, qu'on fait de la poésie! c'est la poésie qui vous fait...

Ce n'est pas vous qui faites de la poésie...La plupart du temps, ça la dégoûte!

 

 

  

 

 

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                          ©denisswartz

 

De Mon vrai boulot à D'origine (éditions du Pédalo Ivre), en passant par de très nombreux textes inédits lisibles sur son blog Peau de gueule, Grégoire Damon travaille les chairs de l'absurde , ce qu'il advient de l'homo détritus et de l'homo laborius, dans leur combat entre les choses.

 

l'article ne disait pas grand-chose

la photo était dégueulasse

nous

ça nous a pas fait beaucoup d'effet

des filles qui se défenestrent

on en avait vu par chez nous

et des gars cloués bras en croix avec un sourire extatique

 

ça arrivait surtout au printemps

ou les nuits de grosse chaleur

 

et malgré ça personne n'avait jamais été foutu de nous dire à quoi

ressemblait le désespoir

  Son écriture nerveuse nous emmène au plus prés de nos villes et de nos vies, dans un fast-food, derrière un camion d'éboueurs, dans les WC d'une bibliothèque municipale où des hommes sans domicile fixe lavent leur amour propre au lavabo...

Ce jeune poète  continue à trouver la réalité suspecte et à mordre dans le vide ( il y en a que ça terrifie).

Son travail fait déjà du bruit et il sonnera bientôt les matines au frère Jacques (qui a aussi affirmé à Bron Tout ce qui s'écrit depuis la renaissance ne mérite pas d'être lu à haute voix).

Je souhaite donc à Grégoire Damon d'être très vite distingué en tant que poète de l'émergence. Il est à noter qu'il a fait partie des auteurs sélectionnés pour le prix de poésie René Leynaud. Lequel vient d'être attribué à Samantha Barendson pour le citronnier, étonnante et émouvante lettre à un père disparu.

 

 

 

 

 

 

14:06 Écrit par Paola Pigani dans Livre, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacques reda, grégoire damon

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