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27 janvier 2020

La Charente libre

 

 

La Charente libre


 A propos de Des orties et des hommes de Paola Pigani


Une fratrie de cinq enfants, dans la France rurale des années 1970 : quatre filles et un garçon. Les trois aînés, Valma, Adamo et Dora, puis Pia, la narratrice, et Mila, la petite dernière. Petits-enfants d’immigrés italiens passés par la Belgique et installés en Charente après la Guerre. Le village se nomme Cellefrouin, au nord-est du département. Les « grandes villes » les plus proches sont Chasseneuil et La Rochefoucauld, et plus loin, Confolens ou à l’opposé, Angoulême.
Les parents, fermiers, travaillent dur une terre qui ne leur appartient pas et qui se partage entre cultures céréalières et élevage de vaches laitières. Toute la famille est mobilisée au quotidien et à longueur d’année tant par les travaux agricoles que par les tâches domestiques dans la maison au confort rudimentaire (Pia doit même partager son lit avec sa petite sœur). Au fil des ans, quelques terres achetées, la récupération de ferraille, le labeur incessant et l’entraide permanente de la communauté familiale offriront un peu plus d’aisance. En témoigne la construction d’une nouvelle maison qui éloigne un peu la famille de la vue de la ferme mais pas de son emprise.


Dans ce magnifique récit autobiographique, Paola Pigani, déjà remarquée et primée pour deux autres romans mais aussi des recueils de nouvelles et de poésie, nous emmène irrésistiblement dans le sillage de Pia. Avec elle, nous explorons avec minutie cette France campagnarde des années 70 où « Entre ceux qui vivent de rien et ceux qui vivent de peu, il n’y a pas beaucoup d’envieux par chez nous1 », comme elle décrit ses habitants. Portrait par touches successives en courts chapitres d’une ruralité en pleine mutation, où la vie habituelle en quasi autarcie est percutée violemment par l’irruption de l’agriculture soumise aux rendements, à la PAC et aux traites à rembourser au Crédit Agricole. L’auteure parvient à reconstituer ce monde agricole traversé par les combats entre approches radicalement opposées des représentants de la FNSEA et des Paysans Travailleurs, et bousculé déjà par les premiers suicides de paysans.


A travers les yeux et les oreilles de Pia - cette fille aux semelles de vent qui traverse son enfance et son adolescence en exploratrice sensible, curieuse et attentive, on fait ample connaissance des  attachantes figures familiales : parents, frère et sœurs, grands-parents - Nonna et Nonno Ermacora - installés au hameau de Chavagnac, ainsi que des personnages : l’amie Laure, l’Aboyeur, Joël le bossu, Diamentino, le garçon à l’harmonica, la vieille Armande, le « prêtrouvrier » pour en citer quelques-uns.

Pourtant, ce qui frappe le plus dans ce texte captivant se situe bien au-delà du simple témoignage ethnographique, historique ou encore sociologique sur la ruralité dans la France des années 70, même si on croise la grande sécheresse de 1976, le combat des éleveurs du Larzac, de belles solidarités,  la prévenance envers les personnes âgées esseulées. Même si de nombreux détails nous rappellent aussi de façon régulière cette décennie : l’encyclopédie Tout l’univers, les chansons entendues à la radio, le journal télévisé de Roger Gicquel…


Le récit de Paola Pigani est en effet porté par une langue poétique qui rythme avec énergie et sensualité les micro-événements - la fugue de Valma, le voyage à Lourdes, l’arrivée en pension et la grisaille du collège tenu par des religieuses, le lycée, une veillée mortuaire, le voyage en Italie, la découverte des lettres d’un Poilu à sa famille, et encore tant de rencontres et d’échanges. Une langue qui restitue de manière admirable les nombreuses découvertes sensorielles que Pia cueille et amoncelle au fil de ses escapades virevoltantes dans la nature sauvage. Sans oublier son interrogation sourde quant à ses origines (on n’apprend pas la langue d’origine comme dans beaucoup de familles italiennes par souci de faciliter son intégration).  Et, bien entendu, son attrait pour la littérature et la poésie, autant de ruptures à venir avec sa vie d’origine, déjà inscrites en filigrane.

Il souffle ainsi un vent vivifiant de liberté et de fraternité dans ce récit qui témoigne de la volonté de « fuir les déterminismes pour prendre le risque d’être soi », comme l’exprime si lumineusement l’auteure2. En outre, les dernières pages offrent au lecteur une explication limpide du titre quelque peu énigmatique choisi par Paola Pigani.

Comme l’exprimait si justement Marie Rouanet en 2006 dans sa préface à Concertina, le recueil de nouvelles de l’écrivaine, « Autour du lecteur de Paola Pigani, le monde devient brusquement riche et lourd (de) ce qu’hier il n’avait pas su y lire : l’aventure humaine immémoriale. Aimer, souffrir, attendre, serrer les dents, attendre encore. Pauvre de nous fragiles et malmenés - mais jamais à bout ni de courage ni d’espérance3. »

Au final, on sort à la fois ragaillardi et touché au cœur par la lecture de ce livre de Paola Pigani. Ode aux gens de peu4,  à « une forme de transparence humaine qui lui a été donnée dans cet environnement », et lui a permis « d’aller vers les autres5. »
Grâce à son talent, l’écrivaine parvient à réenchanter le monde de sa jeunesse et nous le donne en partage. Dès lors, plutôt que de commenter à l’infini cette alchimie de la mémoire qui ravive tous ses souvenirs, mieux vaut s’empresser de découvrir ou reprendre son livre et de s’inscrire à la fois délicatement et résolument dans les pas de Pia. Sans oublier de méditer, en forme de contrepoint, ces quelques lignes de Nietzsche qui invitent à d’autres débats : « Dans le plus petit comme dans le plus grand bonheur, il y a quelque chose qui fait que le bonheur est un bonheur : la possibilité d'oublier, ou pour le dire en termes plus savants, la faculté de sentir les choses, aussi longtemps que dure le bonheur, en dehors de toute perspective historique. L'homme qui est incapable de s'asseoir au seuil de l'instant tout debout en oubliant tous les événements du passé, celui qui ne peut pas, sans vertige et sans peur, se dresser un instant tout debout, comme une victoire, ne saura jamais ce qu'est un bonheur et, ce qui est pire, il ne fera jamais rien pour donner du bonheur aux autres6

                                                  Michel Laplace, janvier 2020

1 Paola Pigani / Des orties et des hommes / Editions Liana Levi  2019, p. 106
2 https://www.youtube.com/watch?v=lS_IJ0hd4kU
3 Marie Rouanet / Préface à Concertina de Paola Pigani, Editions du Rocher 2006, p.10
4 Pierre Sansot / Les gens de peu / PUF 1991
5 https://www.youtube.com/watch?v=2slV6txeeco
6 Nietzsche / Considérations inactuelles/ A retrouver sur le blog de Paola Pigani : http://paolapigani.hautetfort.com/mon-oeil/

 

 

20 janvier 2020

Prochaine rencontre à saint Cyr au Mont d'or

 

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Festimots

festival de lecture à voix haute

samedi 25 janvier à saint Cyr au Mont d'Or

 

Programme de la journée

11h

Présentation des auteurs par Danielle Maurel, journaliste littéraire.

Salle des Vieilles Tours

À partir de 14h les lectures sont d’une durée de 40 min, exceptée celle de Valentine Goby qui dure 1h15.

Ouverture des salles 15 min avant. Fermeture des portes à l’heure précise.

14h

Lecture de « Murène » par Valentine
Goby 

Accompagnée par Xavier Llamas (guitare, percussions, idiophones)

Salle des Vieilles Tours


15h15

Dédicace et rencontre avec Valentine Goby

Salle des Vieilles Tours

15h45

Lecture de « Né d’aucune femme » par Franck Bouysse et Monique Milliot

Accompagnés par Alexis Monniot au violon et par Alexandre Blanc au piano

Salle des Vieilles Tours

16h45

Lecture de « Des orties et des hommes » par Paola Pigani et Monique Milliot

Accompagnées par Alexis Monniot au violon et par Alexandre Blanc au piano

Ecole maternelle du bourg

16h45

Lecture de « Partiellement nuageux » par Antoine Choplin et Christine Brotons

Accompagnés au violon par Natalia Tolstaia Milstein et Serguei Jr Milstein

Salle des Vieilles Tours

17h45

Lecture de « Une bête au paradis » par Cécile Coulon et Marie Bunel

Accompagnées par Yannick Chambre à l’accordéon

Salle des Vieilles Tours

à partir de

18h30

Dédicaces et rencontre avec les auteurs autour d’un verre

Salle des Vieilles Tours

Un repas partagé avec l’équipe du festival et les auteurs est proposé à partir de 12h, salle de
la Source (10€).

Un espace buvette, avec petite restauration, est proposé également à partir de 13h30 sur le
parking des Vieilles Tours.


 

19 janvier 2020

La Renouée aux oiseaux sur terre à ciel

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Merci à Valérie Canat de Chizy pour cet article qui vient de paraître sur le blog Terre à ciel:

https://www.terreaciel.net/Lus-et-approuves-janvier-2020-...

06:18 Écrit par Paola Pigani dans Des livres, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : valérie canat de chizy, terre à ciel | |

04 janvier 2020

Croire aux fauves

 

 

Je suis de nouveau seule dans la chambre, j'ai mal. J'ai vomi du sang il y a quelques heures.Je suis sans conteste à 9,9 sur l'échelle et ça se voit, la morphine me sauve de la prostration. Les lumières principales s'éteignent, une douce chaleur court sous mon épiderme alors que la douleur s'apaise, je m'installe confortablement. J'ouvre mon cahier noir, je griffonne jusuq'au lever du jour. Cette nuit- là, j'écris qu'il faut croire aux fauves, à leurs silences, à leur retenue; croire au qui-vive, aux murs blancs et nus, aux draps jaunes de cette chambre d'hopital; croire au retrait qui travaille le corps et l'âme dans un non- lieu qui a pour lui sa neutralité et son indifférence, sa transversalité. L'informe s précise, se dessine, se redéfinit tranquillement, brutalement. Désinnerver réinnerver mélanger fusionner greffer. Mon corps aprés l'ours aprés ses griffes, mon corps dans le sang et sans la mort, mon corps en forme de monde ouvert où se rencontrent des êtres multiples, mon corps qui se répare avec eux, sans eux; mon corps est une révolution.

Nastassja Martin

Croire aux fauves, Editions Verticales

10 décembre 2019

Prochaine rencontre dans le Lubéron

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Poésie en rafales au café villageois

avenue de la gare

84360 Lauris

08 décembre 2019

De l'autre côté du chronométre

 

 

 

Lettre d’Albertine à Julien,
Hôpital Cochin
Le 25 janvier 1967

Zi-Lou-Lien mon père et ma mère mon amour ma vie toute, il est 6 H et après une nuit en grande partie blanche je suis là, à chialer comme je n’ai peut-être plus fait depuis la plage de Calais, c’est rien, t’en fais pas, c’est peut-être l’alcool absorbé hier – par voie externe – à pleines compresses, ces voitures stridentes menant ici jusqu’à ma cretonne l’idée de mort et de gâchis, peut-être simplement, comme au seuil des grands instants, l’instant d’immanence de la vérité, je sais pas, j’avais des mots tout à l’heure en foule dans le cœur, pressés comme les larmes qui merde me dégoulinent sur la liquette locale, une vraie combinaison de nonnette – et puis ne m’en reviennent que ces trois JE T’AIME, Julien, Julien, sois là, ne me quitte pas, jamais, j’ai besoin de toi pour revivre, je voudrais seulement que ces quelques heures où je m’absente un peu de toi nous soudent à jamais, tous deux bien serrés comme dans les nuits récentes, et même si devaient revenir les nuits à moitié morts, à moitié tronqués de Nous, soudent le cercle de l’osselet, nous y rivant toi et moi pour l’éternité des éternités.

Pardon, Zi, pour tout ce qui dans cette décennie m’a empêchée d’être la Sarrazine, pour mes maussaderies, mes maux, mes ivresses, mes caprices, mes distractions, mes rognes, je ne sais pas encore aimer aussi bien que toi, tu es moi et je m’aime ; mais j’oublie, parfois, que je suis toi et le « tu » appelle les mots injustes, cruels, les évidences où, si tu n’as pas raison, tu n’y es pour rien ; je sais, Zi, ton amour si pur et si immense que le mien s’étrangle parfois de honte. Je reviendrai tout à l’heure, certainement – comme disait le gars hier, c’est de la géométrie, c’est aussi de la mathématique générale, je reviendrai – Mais, flirter avec la mort étant quand même de plus en plus risqué pour moi, je veux te dire que ce ne pourra être qu’un flirt, une passade plus ou moins longue et sommeillante et que je t’attends, comme tu m’attends, de l’autre côté du Chronomètre.

 

 

albertine Julien sarrazin

Albertine Sarrazin. Lettres à Julien (Pauvert, 1971)

 

 

16:49 Écrit par Paola Pigani dans Des livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : albertine et julien sarrazin | |

19 novembre 2019

Prochaines rencontres à Pont Saint Esprit

 

 

 

 

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Salle des Fêtes - La Cazerne
entrée libre

http://www.festivallivrepont.fr/

 

 

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 dimanche 24 novembre

11h 

  Table ronde poésie avec les éditeurs, en présence de Danièle Faugeras, éd. Po&Psy, Antoine Gallardo, éd. La Boucherie littéraire, et avec la participation de Paola Pigani, animée par Frédérick Gambin.

15h30

Rencontre-lecture autour de Des orties et des hommes, éd.Liana Levi, animée par bruno Michel

 

11 novembre 2019

Prochaine rencontre en Champagne Ardennes

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Festival littéraire itinérant :

les littératures nomades.

 

Du 15 novembre au 30 novembre 2019

 

Interbibly organise la 5e édition de son festival littéraire itinérant du 15 au 30 novembre, autour des littératures nomades. De Charleville Mézières à Mulhouse en passant par Reims, Verdun, Toul, Rombas, Mirecourt ou encore Nancy vous pourrez découvrir 14 auteurs dans les bibliothèques du Grand Est. 



Vendredi 15 novembre :

18h soirée inaugurale à la médiathèque Jean Falala de Reims.

Table ronde avec Paola Pigani, Kim Thúy et Didier Daeninckx animée par Bernard Magnier.

Concert de Lacho Drom (Christophe Lartilleux).

Inauguration de l'exposition : Mondes tsiganes du Musée national de l’histoire de l’immigration.


Samedi 16 novembre:

15h rencontre animée par Bernard Magnier à la médiathéque Georges Delaw de Sedan.

avec Didier Daeninckx, Caroline Oudart, Carine El Bekri,  Paola Pigani 

 

Dimanche 17 novembre:

10h rencontre animée par Agnes Giuntini à la médiathéque de Rombas

avec Paola Pigani
 

 

 

programme complet ici 

 

05 novembre 2019

Prochaine rencontre à Brive La Gaillarde

 

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Du 8 au 10 novembre

retrouvons nous à la foire du livre de Brives la Gaillarde 

kiosque L13

Horaires :
Vendredi 8 novembre 2019: de 10h à 20h
Samedi 9 novembre 2019: de 9h à 20h
Dimanche 10 novembre 2019: de 9h à 18h
Entrée gratuite
Lieu :
Halle Georges Brassens et Théâtre municipal, Place du 14 juillet, 19100 Brive

http://foiredulivredebrive.net/

 

 

03 novembre 2019

Avis de parution

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La renouée aux oiseaux vient de paraître aux belles éditions de La Boucherie Litteraire

 

 

 

Comment l'espace, les saisons, la perte d'un enfant et de la raison nourrissent une langue sauvage pour dire la souffrance et la vaillance d'un corps promis à l'éboulement, au desséchement jusqu'à la renaissance fantasmée à l'intérieur d'un arbre ?

La poésie est peut-être l'unique manière d'atteindre ce creux de l'impensable et de l'indicible.

Où la folie parle, la poésie existe. Où la poésie existe, l'humain reprend ses droits.

 

Parfois il neige dans ma mémoire

Il neige du sel sur ma langue

quand je crie la nuit

 

 

Le bruit des hommes

divise le monde

Sur terre je suis

 

 

 

Un Grand merci à Antoine Gallardo!

Vous trouverez ce recueil dans plusieurs  librairies de la région (ou en le commandant dans les autres).   

Lyon : Librairie du cours (3e), Passage (1e), L'astragale (6e), La Madeleine (7e), Le bal des ardents (1er), du Tramway (3e), La Virevolte (5e), La voie au chapitre (7e), Vivement dimanche (4e)

Villeurbanne : Lettres à croquer

Vienne : Lucioles

Villefranche-sur-Saône : Librairie des Marais

 

 

 

Je serai présente avec  Des orties et de hommes et La renouée aux oiseaux 

 

Dimanche 17

ROMBAS (57)

 

 à 15 h

Médiathèque la pléiade

 

Rencontre avec

Paola Pigani

 

 

Samedi 23 Dimanche 25

 

 

PONT SAINT-ESPRIT (30)

 

 Paola Pigani

invitée du 7e

 Festival du Livre de Pont-Saint-Esprit et du Gard Rhodanien

 

 

Samedi 23

Les éditions seront présentes avec leur stand boucher dès l'ouverture à 10h

 

Rencontre & signature

 18h30  

 

Dimanche 24

Les éditions seront présentes avec leur stand boucher dès l'ouverture

 

10h

Petit-déjeuner des éditeurs (café offert)

 

 Animé par Frédérick Gambin

 

Avec Danièle Faugeras des éditions Po&Psy et Antoine Gallardo de la Boucherie littéraire

Présentation et lecture de

La renouée aux oiseaux

Paola Pigani

  

DÉCEMBRE

 

samedi 14

 

LAURIS (84)

Café villageois 

 

Ouverture du Festival

 

 

 

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