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03 octobre 2019

Prochaine rencontre à saint Dié des Vosges

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15 août 2019

Demande à la poussière

 

 

 

 

Tu râlais souvent en essuyant les moisissures

du vieux frigo

 La poussière sur les meubles

Ils n'avaient plus d'yeux pour ces dépouilles de lumière

Et la petite crasse des jours

Veilleurs des braises à l'intérieur

et des roses sous le vent

A présent tu jalouses le fil du temps aux araignées

Qui ont pris le pouvoir dans leur maison vide

 

17:50 Écrit par Paola Pigani dans Le coeur des mortels | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : deuil | |

06 juillet 2019

Premier été sans elle

 

 

 

 

 

 

 

premier été sans elle 

à chaque anniversaire je souffle

sur n'importe quoi

juste pour sentir l'air sortir de ma bouche

et dire

Mama

le premier mot prononcé peut-être

la goutte de lait perdue au coin des lèvres sur le menton dans le cou

c'est long parfois le chemin d'une goutte d'une seule

premier été sans elle

mes tympans se dilatent pourtant

absorbent aspirent

de plus en plus prompts à boire les sons ,

les mouvements sonores des oiseaux que j'ignorais presque jusque là

à part les corvidés

peut-être ne suis-je plus un corps vidé

je m'emplis d'hirondelles de flamands , de merles

je ne marche plus que dans les rues sans moteur

les yeux au ciel

et voici qu'ils m'arrivent dessus

les oiseaux de l'été

entrent par une oreille

sortent par l'autre

moi qui me croyais déficiente auditive

je deviens la tangeante, la traversante

la renouée aux oiseaux

31 mai 2019

Prochaines rencontres en juin

 

Des orties et des hommes,librairie La Licorne  Bruxelles,librairie des thés Surgères, librairie Calligrammes La Rochelle, librairie L’arbre à mots  Rochefort,L’Autre librairie  Angoulême,Le coeur des mortels, paola pigani,

La tounée des orties et mortels au temps des cerises, c'est parti!

Direction Paris, Bretagne , Belgique et 

Nouvelle Aquitaine 

 

 

 

  • Le 7 juin au marché de la poésie , place Saint Sulpice à Paris,
  • Du 8 au 10 juin au festival Étonnants voyageurs,
  • Le 11 juin à la librairie La Licorne à Bruxelles,
  • Le 12 juin à la librairie des thés à Surgères,
  • Le 13 juin à la librairie Calligrammes à La Rochelle,
  • Le 14 juin à la librairie L’arbre à mots à Rochefort,
  • Le 15 juin à L’Autre librairie à Angoulême,

 

 

Plus de détails dans les jours à venir.

 

28 mai 2019

le coeur des mortels au milieu Des orties et des hommes sur les ondes de Radio Canuts

 

 

un grand merci à Carole Bijou et Mathieu

 

 

https://blogs.radiocanut.org/lapoesiedebouche/2019/06/10/...

 

 

20 mai 2019

Adieu Nilda

18:21 Écrit par Paola Pigani dans Le coeur des mortels | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nilda fernandez | |

14 mai 2019

Pour Jean

 

 

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"Jean est parti le 02 avril 2019 vers un Ailleurs de Lumière, à son image, un Ailleurs sans frontière.
 
Retarder l'impossible à vous dire comme pour le croire hors du temps, vivant encore, de toute éternité... 
Merci à l'Infini, à vous qu'il aimait, vous qui l'avez suivi et porté, vibrant d'une passion partagée.
 
Artiste génial et généreux, humble et riant, poète et musicien, multi-instrumentiste, auteur-compositeur-arrangeur, technicien son, réalisateur, producteur, guitariste, chanteur... pour ACWL et d'autres projets plus personnels.
 
Il a créé à bout de souffle, malade et courageux, miracle d'Humanité, la Musique à la mort, à la vie."
 
 
Une cérémonie d'au-revoir, célébration religieuse suivie d'un temps pour se rassembler et partager aura lieu à Marseille le samedi 06 juillet 2019 à 15h00.
Renseignements : contact@acwl.net
 
           
 
©2019 ACWL.

 

 
Je ne vous oublie pas . 
Comme vous sans doute , je colle des questions sur le front de cette vie.
 
Murmurer, crier , chanter ou écrire  ce qui subsiste de nous-mêmes , au de-là de nous mêmes .
 
 

Tu prendras une part

De ce paysage de pluie

La rapprocheras de toi

 

Dans un arbre

Tu feras escale

Comme  face à un visage aimé

 

Ce que tu croyais perdu

Reviendra te frôler

Tu sentiras alors

Le feuillage t’embrasser

Paola

 
 
 

 

 

20:33 Écrit par Paola Pigani dans Le coeur des mortels, Musique, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : clin jean, acwl | |

17 mars 2019

Le coeur des mortels sur le site Terre de femmes

 

 

 

 

 

       Après Indovina (« Devine »), chez le même éditeur — La Passe du vent —, le nouveau recueil de la romancière et poète Paola Pigani nous entraîne dans une exploration sensible de l’agglomération lyonnaise en regard des remarquables photographies en noir et blanc de Gilles Vugliano. Entre Rhône et Saône, sur les quais et les ponts, le long des rails des tramways, au déroulé du ballast des voies ferrées, dans les recoins obscurs, le photographe, sans artifice, capte la croisée des perspectives, fixe ce qui dans l’enchevêtrement des architectures est mouvement, énergie en chantier, façades à l’abandon. Il redonne visibilité aux flâneurs et aux sinistrés de l’exclusion urbaine... En exergue de ce bel ouvrage, Paola Pigani retient deux vers de Baudelaire à laquelle son titre se réfère : « La forme d’une ville / Change plus vite, hélas ! que le cœur d’un mortel » (in « Le cygne », "Tableaux parisiens", Les Fleurs du Mal). Et, par le poème, l’auteure retrouve l’humanité sous la dureté de la pierre, l’émotion derrière la froideur du fer et du béton, tandis que, invitation au voyage, les ponts et les rails nous poussent à grandes enjambées, tel Cendrars, vers de lointains Orénoque — sans barrage —, aux carrefours de tous les imaginaires…

L’encre du poème se fond dans les marges, en contrepoint ou au dos des images, avec une économie exemplaire. Il ne s’agit pour Paola Pigani ni de décrire ni de commenter. La chair des mots pénètre là où l’objectif du photographe n’a pu aller, là où l’émotion se dénoue. La langue irrigue la page, donne à voir au-delà du visible : 

« Tu suis le cours du fleuve 
Des murs montent 
Des ombres glissent

S’écoule le sang épais de nos rêves ». 


L’alchimie du noir et blanc ne s’arrête pas à l’œil, c’est tout le corps qui absorbe, tous sens en éveil : 

« Dans le mouvement des nuages 
Tu partiras 
Téter la lumière ». 

Le gigantisme des architectures isole les êtres en les empilant et en les cloisonnant : 

« Entre le souvenir de l’arbre 
Et le rêve d’une tour de quinze étages 
Un gros cœur bat déjà dans le plein midi translucide 

Demain il y aura trop de fenêtres où se pencher ». 


Et quand l’urbanisme tentaculaire déborde à l’infini : 


« Il y a 
Des fraternités au bord du vide 
[…] 
La ville n’a plus de rives 
À corps perdus 
Nous sommes 
En elle ». 

Par le poème, le questionnement existentiel de l’auteure transcende l’asphalte, repousse l’horizon :

« Contre le vent 
Contre le froid 
Y a-t-il une géométrie de la joie ? 
Pour décoller nos yeux des pavés ». 

Quant aux isoloirs miniaturisés de la communication désincarnée, nos caresses se perdent, s’encrassent à fleur d’ego poisseux : 

« Sur l’écran gras de nos Smartphones 
La buée de nos bouches 
Nos traces de doigts 
Des messages inachevés 
Des baisers comme des verres sales ».

À travers les images de Gilles Vugliano, le regard de Paola Pigani sur la ville s’obscurcit des structures noires qui cisaillent l’espace tout en aspirant à la lumière des nuances de blanc. Comme ce territoire du cœur des mortels incite à se réapproprier un monde à visage humain : 

« Dans les herbes hautes 
Penser aux vivants 
Ils vont et viennent 
Ignorent le ciel 
Qui chavire 
Sur la banlieue 
Terre à partir ». 



Michel Ménaché
pour Terres de femmes
D.R. Texte Michel Ménaché

11 mars 2019

Le coeur des mortels

image le coeur des mortels.jpg

 

 

 
 
Les mots tombent sur la page d’encre en une fine pluie de paroles resserrées qui semblent traduire le plus ordinaire des jours.
Paysages urbains, instants fixés dans leur singularité, rêveries permises, ciels et sols mêlés, tout ici se reflète dans l’œil aiguisé de la narratrice ou dans l’objectif, réservé, du photographe.
On ne touche pas, on effleure. On n’affirme pas, on suggère. Ce livre propose les choix poétiques de deux regards complices. La tendresse et la fragilité humaines sont, de nouveau, à l’ordre du jour.
 
Editions La passe du vent

 

   

 

15 février 2019

Des pics d'aluminium aux pics d'or

 

 Une histoire de mobilier urbain ...

https://twitter.com/Abbe_Pierre/status/1093545296611737600

 

 

 

Pas plus que tes hardes
Tu ne pourras t’étendre sur un banc au design parfait
Conçu pour un corps assis
Ou plié en deux
Les pigeons c’est pareil
Entre les projecteurs et les pics d’aluminium
Ils en perdent leurs plumes
T’allonger au ras de la rue
Tu ne pourras pas non plus
Ne te reste qu’un lit de rivière
À remonter dans ta mémoire

 

 Paola Pigani

 

Le coeur des mortels Editions La passe du vent, à paraitre en mars 2019