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08 avril 2020

Journée internationale des Rroms

05:28 Écrit par Paola Pigani dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : journée internationale des rroms, marko louis | |

06 avril 2020

Latcho Drom

 

 

 

 

 

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Pensées fraternelles pour celles et ceux qui se souviennent avec douleur de ces années vécues entre les planches du camp des Alliers. Merci à vous qui prenez soin de cette mémoire, salariés du centre social des Alliers à Angoulême et surtout ancien-nes interné-es et leurs familles, en particulier Sonia Patrac, Micheline Dechelotte et Alexienne Winterstein qui est au coeur de N'Entre pas dans mon âme avec tes chaussures.

 

 

https://www.france.tv/france-3/un-livre-un-jour/101877-n-...

 

04 avril 2020

Et toujours les oiseaux

14:20 Écrit par Paola Pigani dans Musique, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pomme, les oiseaux | |

03 avril 2020

A tire d'Aile

a tire d'aile Georges Braque.jpg

 

Mon terrier n'est pas loin d'une volière géante

Les oiseaux prennent le dessus

Je le sens bien

Un bec  est venu déchirer à l'aube

Le rêve de cette  nuit

J'étais une ortie bleue

Parmi d'autres

Serrées sous le vent

Nous étions des milliers

Au ras des prés

Autour de nous

Des ruines de maisons inconnues

Des serpes, des paniers vides

Jetés dans les fossés

Plus loin des briquets-tempête, des montres à gousset

Plus loin encore des Smartphones, des cannettes de soda, des masques antiviraux

À mon réveil, j'ai trouvé mes draps tachés d'herbe écrasée et troués de soleil

Je les ai portés à ma fenêtre

Les ai agités, claqués et  tendus au dessus de ma rue

Un merle  s'est épris de mon ciel un peu froissé

L'a traversé jusqu'à toucher ma bouche

Un baiser d'oiseau

Pour croire à demain

 

©paolapigani

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01 avril 2020

Amarrer Amare

amarrer amare.jpg

 

amarrer

amare

05:41 Écrit par Paola Pigani | Lien permanent | Commentaires (0) | |

29 mars 2020

Here is it

23:55 Écrit par Paola Pigani dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : leonard cohen, sharon robinson | |

28 mars 2020

E cammino anche più in là di me

 

Non sapevo se le mie parole erano le stesse
per tutti, la mia notte
se era la stessa nessuno lo diceva.
Valli, ogni volta che venivo,
erba ripetevo, adesso è ancora questa erba,
e alberi, toccarli, dire alberi.
Viale che non guardo,
rimasto come lo sapevo ma neppure un viale.
E cammino anche più in là di me
adesso che piangere è pioggia,
e stare soli è più grande.

Mario Benedetti, da Tutte le poesie Garzanti, 2018

mon arbre d'hiver.jpg

15:52 Écrit par Paola Pigani dans Le coeur des mortels, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mario benedetti | |

26 mars 2020

Sans notre présence

gare de saint pierre des corps.jpg

 

 

 

LA GARE

 

Ma non-arrivée dans la ville N
s'est passée à l'heure ponctuelle

Je te l’avais annoncé
par une lettre non envoyée.

Tu as eu tout le temps
de ne pas arriver à l'heure 

Le train est arrivé quai trois
un flot de gens est descendu.

La foule en sortant emporta
l’absence de ma personne

Quelques femmes s’empressèrent
de prendre ma place dans la foule

Quelqu'un que je ne connaissais pas
courut vers une d'entre elles 
qui la reconnut immédiatement.

Ils échangèrent un baiser
qui n’était pas pour nos lèvres.
Entre temps une valise disparut
qui n'était pas la mienne

La gare de la ville N a passé
son examen d’existence objective

Tout était parfaitement en place
et chaque détail avançait
sur des rails infiniment bien tracés.

Même le rendez-vous a eu lieu.

Mais sans notre présence.

Au paradis perdu
de la probabilité

Ailleurs
ailleurs.
Combien résonnent ces mots.

 

Wislawa Szymborska

25 mars 2020

Ne pas perdre la vue...

hirondelles.jpg

 

En vain on a tenté de comprendre comment les hirondelles s'orientaient, en partant de notre idée humaine d’une direction à suivre : étoiles, soleil, configuration des terrains, magnétisme. Ou encore la nécessité première serait une surexcitation des glandes. Mais ni glandes ni triangulation ne désignent la situation des pays lointains. Aucune fonction normale ne rend compte de la facilité de la migration. Il n’y a rien d’autre qu’une affaire totalement fabuleuse. Les hirondelles pour leur départ ont cherché à être prises par une trame inconnue de l'espace, disons par un rêve total surgi d'une ordonnance extérieure et non d'elles-mêmes [...] un espace dont nous ignorons les images inconnues, qui sont les images d'un ailleurs.

André Dhôtel . Je ne suis pas d’ici, Gallimard 

rondini.jpg

24 mars 2020

Ne plus compter les pas de cellule en cellule

 

Albertine Sarrazin. Fresnes,

©paolapigani

 

 

 

Il y a des mois que j'écoute
Les nuits et les minuits tomber
Et les camions dérober
La grande vitesse à la route
Et grogner l'heureuse dormeuse
Et manger la prison les vers
Printemps étés automnes hivers
Pour moi n'ont aucune berceuse
Car je suis inutile et belle
En ce lit où l'on n'est plus qu'un
Lasse de ma peau sans parfum
Que pâlit cette ombre cruelle
La nuit crisse et froisse des choses
Par le carreau que j'ai cassé
Où s'engouffre l'air du passé
Tourbillonnant en mille poses
C'est le drap frais le dessin mièvre
Léchant aux murs le reposoir
C'est la voix maternelle un soir
Où l'on criait parmi la fièvre
Le grand jeu d'amant et maîtresse
Fut bien pire que celui-là
C'est lui pourtant qui reste là
Car je suis nue et sans caresse
Mais veux dormir ceci annule
Les précédents Ah m'évader
Dans les pavots ne plus compter
Les pas de cellule en cellule


Albertine Sarrazin. Fresnes, 1954-1955