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22 août 2018

Chaque jour la poussière

atelier poussière.jpg

 

 

 

 

Sur les objets chaque jour la poussière

était lentement essuyée

avec un morceau déchiré

du corsage étoilé des fêtes

tissé dans les manufactures

que cernaient les prés et les nuages.

 

 Jean Follain

 

 

 

 

14:54 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris, follain | |

21 août 2018

Paris toujours

Montmartre murmures 2.jpg

14:52 Écrit par Paola Pigani dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | |

20 août 2018

Attaché à la terre ...

Je suis attaché à la terre par des liens plus que terrestres. Vincent Van Gogh

Champs de van Gogh.jpg

 

 

Le champ de blé de Vincent Van Gogh est devenu un champs de maïs, un autre est en jachère.

Son souvenir lui, est exploitée de manière intensive.

11:31 Écrit par Paola Pigani dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auvers sur oise, vincent van gogh | |

19 août 2018

D'un camp l'autre

 

 

 

 

 

Amis  de Paris ou de passage dans la capitale, je vous recommande cette exposition de photographies de Jean Pierre Sabbagh.

 

 

 

 

Réfugiés syriens au Liban -Misère et espoirs

Du vendredi 10 août au mardi 21 août 2018 tous les jours de 11 h 00 à 20 h 00

Le but de cette exposition est de porter un témoignage sur l’une des pires calamités qui ravagent notre planète en ce début de XXIème siècle. Nous avons choisi le Liban pour révéler les conséquences de la guerre en Syrie sur les familles qui se sont réfugiées (le mot exact est « déplacées » car le Liban ne reconnaît pas le statut de réfugié) au pays du Cèdre. Grâce à l’aide précieuse de deux ONG locales (« Basmeh & Zeitooneh » et « Malaak »), nous avons sillonné ce pays pour dialoguer avec des dizaines de familles. L’état psychologique des réfugiés témoigne d’une angoisse collective ; ils se sentent prisonniers de leur camp, de leur état, incapables d’influer sur leur destinée, sans aucune prise sur l’avenir de leurs enfants qui manquent cruellement d’éducation et avec la certitude qu’ils ne pourront jamais s’envoler vers des cieux plus cléments. Nous avons cependant refusé de glisser vers le misérabilisme. Nous nous sommes limités à montrer la vie, l’espoir, même moribond, portés par la dignité des femmes et des hommes et par la joie de vivre des enfants dont la plupart ne connaissent rien d’autre que leur camp. Peut-on laisser ces enfants s’enfoncer, comme ils le font depuis six ans, dans l’illettrisme, l’oisiveté et, pour certains d’entre eux, dans des maux plus extrêmes ? Notre avenir et celui de notre progéniture sont liés à celui de ces enfants. Le Liban demeure, malgré une guerre civile effroyable (de 1975 à 1990), un exemple de tolérance et d’entente entre les religions. Le Liban compte environ un million et demi de réfugiés syriens, soit un tiers de sa population. Un ratio inimaginable ! Ce pays a ouvert les portes de ses écoles aux petits réfugiés syriens. Il est aujourd’hui à la limite extrême de l’asphyxie et a un besoin urgent de l’aide internationale. Nous avons constaté durant nos visites, avec émotion et admiration, que le malheur le plus profond provoque la vocation d’êtres exceptionnels habités par la grâce et par la certitude qu’il faut tendre la main aux plus nécessiteux, quels qu’ils soient. Ce projet est né de la collaboration étroite entre trois personnes venant d’univeers différents. Myrna Sabbagh a été dirigeante d’une société d’informatique et vit au Liban. Elle travaille depuis des années avec des ONG libanaises. C’est elle qui a organisé notre périple et qui a réalisé les interviews. Gérard Planchenault est photographe et formateur. Il a mis tout son art, sa sensibilité et son humanisme au profit de ce projet. C’est lui qui a fait la majorité des photos. Jean-Pierre Sabbagh vient du monde industriel. Il a été l’initiateur de ce projet. L’association « De l’éducation naît l’espoir » offre un réceptacle à ce projet.

Jean-Pierre Sabbagh : 06.71.21.76.02 –

18 août 2018

Frères

Vincent et Théo.jpg

 

 

 

 

 

 

Mon cher frère,

Merci de ta bonne lettre et du billet de 50 francs qu’elle contenait.

Puisque cela va bien, ce qui est le principal, pourquoi insisterais-je sur des choses de moindre importance, ma foi, avant qu’il y ait chance de causer affaires à tête plus reposée, il y a probablement loin.

Les autres peintres, quoiqu’ils en pensent, instinctivement se tiennent à distance des discussions sur le commerce actuel.

Eh bien vraiment, nous ne pouvons faire parler que nos tableaux. Mais pourtant mon cher frère, il y a ceci que toujours je t’ai dit et je le redis encore une fois avec toute la gravité que puissent donner les efforts de pensée assidument fixée pour chercher à faire aussi bien qu’on peut — je te le redis encore que je considérerai toujours que tu es autre chose qu’un simple marchand de Corot, que par mon intermédiaire tu as ta part à la production même de certaines toiles, qui même dans la débâcle gardent leur calme.

Car là nous en sommes et c’est là tout ou au moins le principal que je puisse avoir à te dire dans un moment de crise relative. Dans un moment où les choses sont fort tendues entre marchands de tableaux d’artistes morts et d’artistes vivants.

Eh bien, mon travail à moi, j’y risque ma vie et ma raison y a fondré (sic) à moitié — bon — mais tu n’es pas dans les marchands d’hommes pour autant que je sache, et tu peux prendre parti, je le trouve, agissant réellement avec humanité, mais que veux-tu ?

Vincent

10:49 Écrit par Paola Pigani dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vincent et théodore van gogh, auvers sur oise | |

16 août 2018

vis-à- vis

 

 

vis à vis  Guillevic.jpg

 

 

 

Vis- à vis,

Vie-à vie,

 

Une vie

À même une vie.

 

On se frotte.

On s'ignore.

L'horizon

Derrière les murs.

 

Courage,

Frère.

 

Guillevic Ouvrir

 

 

 

10:28 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guillevic, ma ville | |

15 août 2018

Café Renard

08:10 Écrit par Paola Pigani dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : café renard, marie paule belle, françoise mallet joris | |

12 août 2018

Débarqués

Deux barques.jpg

 

je regardais ces barques sans doute inutiles au voyage

nous étions pareillement envasés dans une réalité sans fond

11:23 Écrit par Paola Pigani dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | |

10 août 2018

Là-bas

chantier d'écriture,ardèche,nuit des étoiles

 

On ne sait comment éteindre ce qui brûle entre nos pages, nos rires, nos insomnies. On chante, on pleure, on finit par oublier  ce qui dévaste  la solitude des chambres quand  l'écriture  tarit notre  confiance. Alors, On va se perdre dans la foret, scruter les éboulis, les falaises. La rivière est si discrète qu'on la traverse à pieds. Son message glacé nous le déplions plus loin sous les sapins.

Je m'accroupis pour cueillir des fraises des bois, égarées dans l'ombre  comme les perles d'un collier cassé.

Dans la nuit, je suis la seule à fumer sous les étoiles et me faire un manteau d'été de cette voie lactée.

En refermant la porte sur un chien tendre, je dis merci au vin de soif comme au vin de joie, à la guitare bleue, aux chauves souris à tout ce qui s'est enlacé à mes chevilles, à mon cou, les ronces, les orties, le petit vent des soirs inépuisables.

 

 

 

 

 

13:32 Écrit par Paola Pigani | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chantier d'écriture, ardèche, nuit des étoiles | |

09 août 2018

Le sourire fou de notre siècle

J'ai pris une voiture, traversé l'Arno, et la campagne toscane s'est ouverte jusqu’au sanctuaire de la Verna. J'ai roulé pendant deux heures à travers les collines du Casentino en pensant à la situation en Italie.Je me répétais cette question de Giorgio Agamben: " de quoi les Italiens ont-ils honte?" .

Je pensais: ils traversent la mort du politique avec le sourire fou de notre siècle.Je  pensais à la dévastation culturelle qui accompagne toujours la corruption politique. Je pensais au ravage des corps où s’effacent désormais les gestes.Je pensais au sourire fou des Italiens qui tentent d'oublier leur honte en se prenant pour des victimes.

Au volant de la voiture, je répétais lentement cette phrase: traverser la mort du politique avec le sourire fou de notre siècle. Au fond , me disais-je, les Italiens font une expérience qui n'est pas seulement italienne , mais mondiale. C'est dans le monde entier qu'on traverse aujourd'hui la mort du politique avec un sourire fou.

 

Yannick Haenel Je cherche l'Italie

 

 

Yannick haenel,

11:02 Écrit par Paola Pigani dans Des livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : yannick haenel, ischia | |