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25 mars 2019

Bibliographie

 

 Romans :

 N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures  Éditions Liana Levi. 2013.

Venus d'ailleurs Éditions Liana Levi. 2015.

Des orties et des hommes Éditions Liana Levi. 2019.

 

Poésie :

 

 Le ciel à rebours Éditions. Jalons. Presses de la cité.1999

 Indovina Éditions La Passe du Vent. 2014  réédition 2018

Le coeur des mortels Éditions La Passe du Vent. 2019

 

 

 

 

Nouvelles :

 

Relevé d’empreinte Éditions La Passe du vent 2004 (recueil collectif)

Concertina Prix Prométhée de la nouvelle. Éditons du  Rocher 2006
   

 

Textes publiés dans des revues et ouvrages collectifs:

-Jalons, Euro poésie, ACD , Le Croquant, Fout' Art,revue Microbe, Bacchanales, Liseron.

- Album collectif   Des stèles aux étoiles avec Winfried Veit 2009. Impression l’Atelier et Ville de Pierre Bénite

 

Anthologies collectives:

Pasolini Un printemps sans vie brûle. Éditions La passe du vent. 2014

Apollinaire Hommes de l'avenir, souvenez-vous de nous! Éditons La passe du vent. 2018 

L'ardeur Éditions Bruno Doucet. 2018

Cao Tang , Call for poems : write a poem for Chengdu Éditions du Festival international de poésie de Chengdu Chine, 2018 

La beauté  Éditions Bruno Doucet. 2019 

 

Fraternellement, Charles Juliet

Ouvrage collectif

Préfacier : Jean Gabriel Cosculluela

ISBN : 978-2-7570-0407-4

Jacques André éditeur

coll. La Cause des Causeuses

354 p.

 

 

 

 

 

 

18:59 Écrit par Paola Pigani dans Bibliographie, Des livres | Lien permanent | Commentaires (0) | |

23 mars 2019

Des orties et des hommes dans la presse

 

 Dans Libération weekend . Merci à  Frederique Fanchette!

 

 

 

 

 

https://next.liberation.fr/livres/2019/03/22/charente-ita...

22 mars 2019

Des orties et des hommes lecture de Maryse Vuillermet et Henri Brosse

 

Fini de lire cette nuit de pleine lune le troisième roman de  mon amie Paola Pigani , Des orties et des hommes  et  je ressors très secouée, emballée et admirative .

C’est l’enfance de Pia qui  vit avec ses parents venus d’Italie pour « faire souche » en Charente,   dans les années 70 et ses quatre frères et sœurs, le père exploite en fermage une ferme  de vaches laitières.

C’est une enfance libre et heureuse malgré les travaux pénibles, ramasser la caillasse, le bois,  aider le père à l’étable,  la mère à faire le beurre,  la cuisine, une enfance pauvre, jamais un vêtement neuf, jamais une sortie, mais la joie du père et son espoir, l’amour de la mère pour tous  irriguent chaque instant. Le père paysan-ferrailleur qui trouve  avec ses enfants des trésors dans les décharges,  rachète quelques méchants bouts de terre que personne ne veut, fait construire une maison neuve à côté du vieux bâtiment qu’il a en fermage, lutte contre les dettes, le crédit agricole,  les conseils de son fils formaté par le lycée agricole et chante toujours en italien.

J’ai été très touchée par  la puissance de l’ écriture poétique,  une image  dans chaque phrase, pour dire et  irriguer de beauté   un monde dur, trivial justement,  l’agonie  des dernières petites exploitations dont les chefs se suicident ou craquent et s’en vont, un monde « où tout se sait et tout se tait » le voisin Aboyeur  qui terrifie son fils Christophe, l’autre  voisin,  Joël,  le bossu dont la ferme brûle, mais jamais une plainte, des personnages rayonnants de bonté,  la nonna  et ses merveilleuses mains de couturière, son renard ramené d’Italie, qu’elle porte fièrement sur l’épaule à l’église, ses chèvres joueuses,  Armande, et ses orties, les sœurs et leurs rêves, aucun personnage n’est simple,  tous ont une richesse intérieure, un rêve, l’amour des bêtes, un mystère aussi .

Le regard de l’enfant devient celui d’une adolescente des années 70, la poésie  qu’elle écrit ou recopie sur son cahier, les lettres d’un Poilu trouvées dans une maison à vider, les lectures, les rencontres au pensionnat ouvrent son univers.  La sécheresse de l’été 76, l’envie de fuir « cette terre, où l’on n’a pas de morts »  où l’on est toujours un peu étrangers comme les manouches,  comme le Portugais ou les turcs ouvriers agricoles, l’envie de parler au garçon à l’harmonica,  sont autant de signes de  la fin de l’enfance.

C’est un roman très riche, foisonnant  de  thèmes,  les rapports entre frères et sœurs, l’éveil à l’amour, à  la sensualité, l’exclusion sociale,  la solitude des  campagnes,  la honte des mains du père,  la révolte et le  syndicalisme des paysans,   l’ennui au collège, la violence du silence, mais tous ces thèmes sont traités en douceur, en souplesse,  incarnés dans des personnages  complexes, dans  de courts récits  souvent d’initiation, le premier voyage, la première rencontre avec les bourgeois, le premier petit boulot…dans des explorations  toujours plus audacieuses, de l’environnement,  du  château, de la petite ville voisine.

Les descriptions de ces bois,  cette campagne, ces rivières, ces maisons ne sont jamais ennuyeuses tant elles sont aiguisées  par le regard curieux et la soif de découvertes et de sensations de Pia.

Difficile de trouver une comparaison tant il est original, peut-être du côté de Franck Bouysse et son superbe Grossir le ciel  ou de Marie-Hélène Laffon  et ses Paysans.

http://www.maryse-vuillermet.fr/

 

 

 

Grazie mille sorella  !

 

 

Ce qui nous ravit dans la voix de Pia, c'est la voix de l'enfance, la petite musique de la voix intérieure qui se saisit de toutes les sensations du monde. Le prodige de cette écriture, son alchimie, c'est de réussir à incarner dans la vie réelle d'un univers dur,  la voix pure d'une subjectivité radicale, plongée dans l'univers rude du travail du monde paysan. C'est de la confrontation charnelle, corps et âme, à cet attachement viscéral, à cet amour et cette tendresse pour cette vie  vécue dans laquelle elle trempe et barbotte dans la boue, la terre et les pierres, les saisons, le foin et la paille qui pique les fesses, la sécheresse, le bruit des tracteurs, l'odeur de la bouse, le patois et le dialecte italien comme une voix venue d'ailleurs, qu'elle s'enrichit de grandir dans tout ce qu'elle accueille avec le même ravissement que la sensation de ses nichons qui poussent dans ses mains comme des oeufs de caille. Bonheur immédiat, souvent drôle, parfois maussade  quand les ordres familiaux tombent et contrarient les désirs. On est lancé dès la première page magnifique, de la poésie brute, à l'état pur. "Joël est là sur le bord de la route... Il nous suit des yeux jusqu'à ce que la camionnette soit mangée par la forêt. Je voudrai qu'il se déplie le bossu... Moi je suis sûr que c'est de la bonté qui dépasse de sa colonne vertébrale, un mystère de roche humaine. Le plancher de la 4L est crevé. On peut voir à travers la route et les limaces écrasées. Je préfère me tourner vers le ciel... A Mila je dis que les étoiles sont des reines et des rois morts qui allument leur âme juste le temps de la nuit..." La voix singulière de Pia s'enrichit de tous ceux qu'elle croise et rencontre et des obstacles qui forgent sa propre expérience, peut-être aussi parce qu'elle a des racines ailleurs, dans le dialecte italien de ses parents et grands-parents et de l'Italie comme le rêve d'un voyage vers un autre monde possible. Un ailleurs musical et poétique qu'elle retrouve à travers les chansons de Valma, sa fugue initiatrice ou les  hasards du pensionnat, un air d'harmonica, la page arrachée d'un  manuel scolaire avec des poèmes de Rimbaud, "le dormeur du val", "les corbeaux", "Ma bohème" où encore le pélican de Desnos trouvé dans la décharge par son père. Tout, absolument tout, ses soeurs et frère, ses amies, la présence discrète de sa mère, des vers recopiés d'Eluard, des petits cailloux de Mila, le gloussement des poules, une chanson italienne de son père,  viennent nourrir  cette éclosion au monde, cet éveil  infini qui sans la mépriser dépasse la vie locale et amorce le recommencement vers une vie nouvelle. 

Henri Brosse 

 

 

Merci Henri !

 

 

20 mars 2019

Des orties et des hommes dans la presse

dans la revue Zibeline par MARYVONNE COLOMBANI

 

 

Territoires perdus

 

 

 

 

19 mars 2019

Prochaines rencontres

 

 

Là où les chiens aboient par la queue Des orties et des hommes

 

 

Avec Estelle Sarah Bulle

 

A Charlieu, le 20 mars  19h :
Librairie Le carnet à spirale https://www.librairie-lecarnetaspirales.fr/
 
 
A Bron, le 21 mars 19h:
Librairie de l'hôtel de ville

17 mars 2019

Le coeur des mortels sur le site Terre de femmes

 

 

 

 

 

       Après Indovina (« Devine »), chez le même éditeur — La Passe du vent —, le nouveau recueil de la romancière et poète Paola Pigani nous entraîne dans une exploration sensible de l’agglomération lyonnaise en regard des remarquables photographies en noir et blanc de Gilles Vugliano. Entre Rhône et Saône, sur les quais et les ponts, le long des rails des tramways, au déroulé du ballast des voies ferrées, dans les recoins obscurs, le photographe, sans artifice, capte la croisée des perspectives, fixe ce qui dans l’enchevêtrement des architectures est mouvement, énergie en chantier, façades à l’abandon. Il redonne visibilité aux flâneurs et aux sinistrés de l’exclusion urbaine... En exergue de ce bel ouvrage, Paola Pigani retient deux vers de Baudelaire à laquelle son titre se réfère : « La forme d’une ville / Change plus vite, hélas ! que le cœur d’un mortel » (in « Le cygne », "Tableaux parisiens", Les Fleurs du Mal). Et, par le poème, l’auteure retrouve l’humanité sous la dureté de la pierre, l’émotion derrière la froideur du fer et du béton, tandis que, invitation au voyage, les ponts et les rails nous poussent à grandes enjambées, tel Cendrars, vers de lointains Orénoque — sans barrage —, aux carrefours de tous les imaginaires…

L’encre du poème se fond dans les marges, en contrepoint ou au dos des images, avec une économie exemplaire. Il ne s’agit pour Paola Pigani ni de décrire ni de commenter. La chair des mots pénètre là où l’objectif du photographe n’a pu aller, là où l’émotion se dénoue. La langue irrigue la page, donne à voir au-delà du visible : 

« Tu suis le cours du fleuve 
Des murs montent 
Des ombres glissent

S’écoule le sang épais de nos rêves ». 


L’alchimie du noir et blanc ne s’arrête pas à l’œil, c’est tout le corps qui absorbe, tous sens en éveil : 

« Dans le mouvement des nuages 
Tu partiras 
Téter la lumière ». 

Le gigantisme des architectures isole les êtres en les empilant et en les cloisonnant : 

« Entre le souvenir de l’arbre 
Et le rêve d’une tour de quinze étages 
Un gros cœur bat déjà dans le plein midi translucide 

Demain il y aura trop de fenêtres où se pencher ». 


Et quand l’urbanisme tentaculaire déborde à l’infini : 


« Il y a 
Des fraternités au bord du vide 
[…] 
La ville n’a plus de rives 
À corps perdus 
Nous sommes 
En elle ». 

Par le poème, le questionnement existentiel de l’auteure transcende l’asphalte, repousse l’horizon :

« Contre le vent 
Contre le froid 
Y a-t-il une géométrie de la joie ? 
Pour décoller nos yeux des pavés ». 

Quant aux isoloirs miniaturisés de la communication désincarnée, nos caresses se perdent, s’encrassent à fleur d’ego poisseux : 

« Sur l’écran gras de nos Smartphones 
La buée de nos bouches 
Nos traces de doigts 
Des messages inachevés 
Des baisers comme des verres sales ».

À travers les images de Gilles Vugliano, le regard de Paola Pigani sur la ville s’obscurcit des structures noires qui cisaillent l’espace tout en aspirant à la lumière des nuances de blanc. Comme ce territoire du cœur des mortels incite à se réapproprier un monde à visage humain : 

« Dans les herbes hautes 
Penser aux vivants 
Ils vont et viennent 
Ignorent le ciel 
Qui chavire 
Sur la banlieue 
Terre à partir ». 



Michel Ménaché
pour Terres de femmes
D.R. Texte Michel Ménaché

14 mars 2019

Lecture avec Joël Bastard

joël bastard,©danstouslessens

 

 

 

 

 

Nous pourrions voyager des jours et des nuits, côte à côte, écrivant et dessinant, lisant; de temps à autre et sans l'attendre, ni le provoquer, nous pourrions nous sourire. Tout se ferait sans espérance particulière. tout se réaliserait sans ces mots que nous lirions, écririons. Le train traverserait la dernière nuit du monde et ne s'arrêterait dans aucune gare.

Joel Bastard. Halva, Loukoum et camembert. La Passe du vent

 

 

 

 

 

 

 

Apprenons

Détenus de longue peine

A détacher  les chaines

Entre l’enfance et l’âge d’homme

À ne plus compter

Les revanches les victoires

Les parties perdues les parties gagnées 

 

Apprenons  à recourir au vol d’un insecte

Juste pour avoir une vue sur notre corps

Qui bat d’un sang de cheval

 

 

Le coeur des mortels . Paola Pigani.La passe du vent

 

 

 

Merci aux équipes des associations Espace Pandora et Dans Tous Les Sens ainsi qu'à la brasserie de l'hôtel de ville de Vaulx en Velin pour cette soirée de vif printemps !

12 mars 2019

Cadeau d'une lectrice

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11 mars 2019

Lecture croisée

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L’association Dans Tous Les Sens accueille Paola Pigani et Joël Bastard pour une rencontre dans le cadre du festival Magnifique Printemps organisé par l’Espace Pandora.

 

 

19h

Brasserie de l'Hotel de Ville 

Vaulx en Velin 

Le coeur des mortels

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Les mots tombent sur la page d’encre en une fine pluie de paroles resserrées qui semblent traduire le plus ordinaire des jours.
Paysages urbains, instants fixés dans leur singularité, rêveries permises, ciels et sols mêlés, tout ici se reflète dans l’œil aiguisé de la narratrice ou dans l’objectif, réservé, du photographe.
On ne touche pas, on effleure. On n’affirme pas, on suggère. Ce livre propose les choix poétiques de deux regards complices. La tendresse et la fragilité humaines sont, de nouveau, à l’ordre du jour.
 
Editions La passe du vent