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04 décembre 2019

Amadou

 

 

 

 

écorce.jpg

©paolapigani

 

 

 

Entre les arbres, il marchait 

Comme un aveugle parmi les étoiles.

Un jour,

cherchait  raison de vivre dans un puits de pierre

Le noir lui racontait

le voyage de sa naissance 

Le lendemain,

n'était plus rien,

lâchait  son insomnie dans les brumes 

Tout pour les oiseaux 

 

Rire à la gorge d'une femme

Il savait 

Et encercler ses hanches

 

Trouver l'amadou pour le feu 

Et en saison morte

les baies du désir

©paolapigani 

07:49 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | |

03 décembre 2019

Il mio domani sei tu

11:01 Écrit par Paola Pigani dans Musique, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : leo ferre, tu non dici mai niente, amore | |

01 décembre 2019

Sans bagage

 

 

 

Tu t'imposes le vide, fermes les yeux

le quai de la gare s'emplit soudain 

de silhouettes fantômes

elles s'avancent vers toi

sans bagage

à peine vêtues de chagrin et d'ivresse

tu reconnais chacune d'entre elles

mais elles passent sous tes yeux

et regagnent leur nuit

bien au delà de ta mémoire

tu ne pourras jamais faire le vide

l'écriture commence là

dans les salines de ton regard

tourné vers l'intérieur. 

 

©paolapigani

 

 

 

laurent LB 3.jpeg

©laurentlevybencheton

29 novembre 2019

La petite dame en noir

 

 

Reims     s  r i e m

dans le désordre des lettres on pourrait lire riem  rien

 une femme qui croit

peut-être n'être rien

quand elle s'avance vers moi

avec sa chevelure blanche  

 son cabas contre la jambe ensevelie sous un manteau sombre

sans livre à dédicacer sans rien me demander

seulement me dire avec son beau visage et sa bouche à claire voie

  l'écriture et  les livres m'ont sauvée

à ma question naïve ou stupide elle répond

écrire, moi ? Je  ne saurais pas

 j'ai quitté l'école à onze ans

s'ensuit le récit de son enfance dans le Nord Pas de Calais

de sa  voix lente,  timorée, elle l'écrit déjà , son histoire

un mot après l'autre, caillouteux dans la gorge

et je vois la fillette qui trébuche sur un panier de lessive

  10 petits frères et sœurs tout autour du ventre

 à mener sur les chemins de rivière et de ronces, ses mains rougies de froid, 

je vois dans  l'eau limpide de ses yeux la force sauvage de  son corps d'enfant,

un petit soldat sans rêve

et pourtant

à ma  question suivante  sur les livres qu'elle aime,

 elle me  répond  les histoires vraies

et ajoute d'une voix qui s'éclaire soudain

mon livre de chevet c'est les souffrances du jeune Werther

Voilà me dis-je , cette femme me confie son trésor , ce long poème romantique qui l'accompagne, son histoire vraie

je la regarde s'éloigner de son pas humble, la tête plus haute, le regard tourné vers où?

je ne sais.

 

 

 

Oui, certes, je ne suis qu'un voyageur, un pèlerin sur cette terre! Qu'êtes-vous donc de plus?

Goethe. Les souffrances du jeune werther

 

 

16:13 Écrit par Paola Pigani dans Cadeaux de lectrices et lecteurs, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : reims, goethe | |

26 novembre 2019

Enlacés

enlacés.jpg

 

 

Je ne connais pas le nom
de ces deux arbres 
qui dans la nuit de  l'humus 
ont mêlé leurs racines
ils ont grandis aveugles
dans le temps et la lumière
Qui pourrait les délacer?
J'ignore leur futur
et les oiseaux jaloux
 

©paolapigani

 

23:24 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | |

09 novembre 2019

Les oliviers d'Austerlitz

austerlitz.jpg

 

 

 

Il me demande si je veux bien qu'il me parle des planisphères. Il aime tant les  planisphères.

La carte du monde est dans mon cœur me dit-il.

Sur la bouche écorchée, le visage en tempête, je lis avec lui  des noms de pays, d'océans.

L'heure de mon train approche,  je le coupe dans son élan de voyageur chimérique.  

Et vous votre pays?

 La France... mais là je pars.

Où? 

Je ne sais pas,  j'ai 78 euros sur moi, pas tout à fait 80. 

Son corps tremble comme celui d'un nourrisson qui ne peut pas moduler sa température interne. 

Je lui propose un café. 

Non merci,

 Je ne demande rien moi.

Je ne suis pas un looser.

Je ne suis pas un looser. 

Sur le parvis de la gare d'Austerlitz, je regarde  les oliviers dans leur grand pot en plastique et cet homme qui  ne sait où aller.

Rien de plus triste aujourd'hui que ces déracinés.

 

©paolapigani

gare d'austerlitz

 

15:56 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gare d'austerlitz | |

03 novembre 2019

Avis de parution

Renouéebis.jpg

 

 

La renouée aux oiseaux vient de paraître aux belles éditons de La Boucherie Litteraire

Comment l'espace, les saisons, la perte d'un enfant et de la raison nourrissent une langue sauvage pour dire la souffrance et la vaillance d'un corps promis à l'éboulement, audesséchement jusqu'à la renaissance fantasmée à l'intérieur d'un arbre ?

La poésie est peut-être l'unique manière d'atteindre ce creux de l'impensable et de l'indicible.

Où la folie parle, la poésie existe. Où la poésie existe, l'humain reprend ses droits.

 

Parfois il neige dans ma mémoire

Il neige du sel sur ma langue

quand je crie la nuit

 

 

Le bruit des hommes

divise le monde

Sur terre je suis

 

 

 

Un Grand merci à Antoine Gallardo!

Vous trouverez ce recueil dans plusieurs  librairies de la région (ou en le commandant dans les autres).   

Lyon : Librairie du cours (3e), Passage (1e), L'astragale (6e), La Madeleine (7e), Le bal des ardents (1er), du Tramway (3e), La Virevolte (5e), La voie au chapitre (7e), Vivement dimanche (4e)

Villeurbanne : Lettres à croquer

Vienne : Lucioles

Villefranche-sur-Saône : Librairie des Marais

 

 

 

Je serai présente avec  Des orties et de hommes et La renouée aux oiseaux 

 

Dimanche 17

ROMBAS (57)

 

 à 15 h

Médiathèque la pléiade

 

Rencontre avec

Paola Pigani

 

 

Samedi 23 Dimanche 25

 

 

PONT SAINT-ESPRIT (30)

 

 Paola Pigani

invitée du 7e

 Festival du Livre de Pont-Saint-Esprit et du Gard Rhodanien

 

 

Samedi 23

Les éditions seront présentes avec leur stand boucher dès l'ouverture à 10h

 

Rencontre & signature

 18h30  

 

Dimanche 24

Les éditions seront présentes avec leur stand boucher dès l'ouverture

 

10h

Petit-déjeuner des éditeurs (café offert)

 

 Animé par Frédérick Gambin

 

Avec Danièle Faugeras des éditions Po&Psy et Antoine Gallardo de la Boucherie littéraire

Présentation et lecture de

La renouée aux oiseaux

Paola Pigani

  

DÉCEMBRE

 

jeudi 12

 

Tréguier (22)

 

Un temps de poème  

rencontre animée par Yvon Le Men 

Samedi 14

 

LAURIS (84)

Café villageois 

 

Ouverture du Festival

 

 

 

Vous souhaitez soutenir la Boucherie littéraire ?

Bulletin d'adhésion à télécharger ici

Merci

 

 

02 novembre 2019

Toussaint

toussaint,jim harrison

 

©gillesvugliano

 

 

 

On n'attend pas des morts qu'ils partent mais qu'ils s'estompent et laissent une trace qu'on puisse les voir sur une colline distante, de l'autre côté de la rivière.

Jim Harrison 

11:27 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : toussaint, jim harrison, vugliano | |

21 octobre 2019

Lontananza

aube.jpg

 

 

 

 Chiunque tu sia: è sera, esci dalla tua stanza,
dove tutto ti è noto ;
la tua casa è l'ultima prima della lontananza:
chiunque tu sia.
Con gli occhi che si staccano a fatica,
stanco, dalla soglia consunta,
sollevi con lentezza un albero nero
e lo metti, slanciato e solo, contro il cielo.
E hai fatto il mondo.E il mondo è grande,
come una parola che ancora matura nel silenzio.
E appena il tuo volere ne comprende il senso,
i tuoi occhi lo lasciano con dolcezza...


Rainer Maria Rilke

 

16:32 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rilke, retraite d'écriture | |

07 octobre 2019

Allegria

 

 

 

mes accroches nuages.jpg

 

Odeurs de pain et de brouillard

Que l’on traverse

Allegria

Vivre vite

Sans parler de l’azur

Qui tranche nos ombres

©paolapigani

 

10:02 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | |