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10 janvier 2023

Il faut toujours se préparer à perdre

 

 

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©paolapigani

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Lorsque chaque maison de ce monde
N’offrit plus que sa squelettique charpente
Tous s’en retournèrent en palpant leurs poches
À la recherche de ce qu’il restait de joie"

Ludovic Villard
Il faut toujours se préparer à perdre
Le Castor Astral

 

 

07 janvier 2023

Ne dites plus jamais c'est triste

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©paolapigani

 

 Il suffirait
De prendre le risque
D'aimer être ici
Se sentir vivant respirer
Un long silence
Nous viderait la tête
Tous les mots s'effaceraient un à un
Perdus dans le brouillard d'être
Nous serions à l'endroit
À l'envers
Là où le poème refuse de parler
Là où toute parole tombe en poussière
Et qu'un peu de présence
Au bord des lèvres nous ouvrirait un sourire
Plus vaste que la mort.

Dominique Sampiero
Ne dites plus jamais c'est triste

La Boucherie littéraire, 2020.

 

02 janvier 2023

Faire vœux de tout bois

 

©

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©paolapigani

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Faire vœux de tout bois

22:17 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

30 décembre 2022

Ces jours d'hiver

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©paolapigani

 

Ces jours qui sont à nous, si nous les déplions
Pour entendre leur chuchotante rêverie
Ah c'est à peine si nous les reconnaissons
Quelqu'un nous a changé toute la broderie"
 
Jules Supervielle. Le forçat innocent

 

 

 

 

 

22:00 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jules supervielle

22 décembre 2022

Vivant

 

 

 

 

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©editions de l'Herne

 

christian Bobin, editions de l'Herne, n'entre pas dans mon  avec tes chaussures

 

 

 

 

christian Bobin, editions de l'Herne, n'entre pas dans mon  avec tes chaussures

 

 

De l'écriture du jeune poète méconnu à celle de l'écrivain qui n'a cessé d'agrandir son cercle de lecteurs, toujours la même calligraphie humble presqu'enfantine...
J'ai rencontré une seule fois Christian Bobin en 2012 à la librairie Vivement Dimanche à Lyon, écouté ses paroles et son rire qui résonnent toujours en moi. Je le savais proche d'Alexandre Romanes, de Lydie Dattas, de Jean Marie Kerwich et pour cette raison, lui avais confié le texte non édité encore de " N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures " qu'il avait accepté de lire en partie. En retour, il m'avait envoyé une lettre dont je partage ici deux fragments.

Christian Bobin aura été généreux avec beaucoup d'entre nous. Il restera pour moi, un des poètes contemporains étrangement, le plus terre à terre," petit secrétaire de la vie" comme il se nommait lui même, chemineau de quelques arpents du ciel aussi. Vivant toujours.

 

 

19 décembre 2022

L'invention du temps

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" Sentirsi presente
Nell'indistinto dei giorni
Con il cuore appena nato. ''

" Se sentir présent
Dans la brume des jours
Avec le cœur innocent. "

Marcia Callai
L'invention du temps
Éditions L' ours de granit,2022


Préface Paola Pigani


Traduction Nelly Crestan et Bernard Vanel.

 

12 décembre 2022

Sous la neige

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©gillesvugliano

 

Nos vies
Prises dans la glace
Ne le seront jamais
Sous la neige
Le fleuve respire un autre voyage
On attendra que l'hiver s'éloigne
Les caillots du temps
Dans nos chansons lentes

Le cœur des mortels.
Photos Gilles Vugliano.
Textes Paola Pigani.
Éditions La Passe du vent, 2019.

 

 

 

Avis de parution

 

 

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Editions ArtFMA

 

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©sophiezenon 

 

 

 

LES DORMEURS DE LA FORÊT

une création originale en leporello sur papier japon​ composée des phographies de Sophie Zenon,
accompagnée du poème inédit de
Paola PIGANI
L'HUMUS DU MONDE
imprimé en typographie sur papier BFK Rives blanc 250 g
et d'une gravure au carborundum de
Bernard ALLIGAND.


Editions d'art FMA, 2022.

Un immense Merci à Sophie Zenon, Françoise Maréchal- Alligand et Bernard Alligand d'avoir accueilli mes poèmes entre ces pages aussi bruissantes qu'une forêt mystérieuse.

 

 

Un humide silence

Monte de la terre

Ils sont là

Toujours

A fouler l'Immense

Ames petites

Echevelées de lichens

Avec leurs chausses de fougères

Leurs épées de bois sec

 ..................................................................... 

  

Au loin, les abois

Au loin,  les voix furieuses 

Ne les entendent plus

Ceux qui  sont endormis la bouche ouverte

Sur une jonchée d'étoiles

Enfants   agrippés au flanc végétal d'une mère

Innombrable

Louve lunaire elle lèche  ses petits

invisibles

Avant de perdre trace

 

 Extraits. 

 

 

 

 

 

09 novembre 2022

A tout ce que je perçois

guillevic

©paolapigani

 

 

Dis, qu'as-tu compris ?
 
Je sens, je ressens,
Je vis en communion
 
Avec tout visage
Et du nuage au brin d'herbe,
 
Si je ne comprends pas,
Je me donne
 
À tout ce que je perçois
Ou que je devine.
 
Eugène Guillevic, Hôtes de la lumière

10:19 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guillevic

02 novembre 2022

Lumière

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©paolapigani

 

Lumière promise

Perdue revenue​

Tremble encore avec le vent

​ Les fougères, les feuilles du peuplier​

A l'heure où sur les vitres froides

L'or du jour

N'est plus monnaie courante​

À l'heure où

Pauvres parmi les pauvres

Nous voudrions​

Une seule présence​

Lumière se perd

Lumière promet

Lumière revient

Poème extrait du recueil "L'éphémère, 88 plaisirs fugaces. Éditions Bruno Doucey. 2022.


@paolapigani