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19 juillet 2020

Et nous le laisserons croire

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Contentons-nous d'être un vivant un jour de plus,
D'entendre en nous ce cœur qui ne s'est pas couché
Et peine nuit et jour dans d'égales ténèbres
Pour préparer un peu de ce qu' il croit bonheur.
Et nous le laisserons croire 

Jules Supervielle

08:07 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : jules supervielle

10 juillet 2020

Sans bagage

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Tu t'imposes le vide, ferme les yeux

 

Le quai de la gare s'emplit soudain 

 

De silhouettes fantômes

 

Elles s'avancent vers toi

 

Sans bagage

 

À peine vêtues de chagrin et d'ivresse

 

Tu reconnais chacune d'entre elles

 

Mais elles passent sous tes yeux

Et regagnent leur nuit

 

Bien au delà de ta mémoire

 

Tu ne pourras jamais faire le vide

 

L'écriture commence là

 

Dans les salines de ton regard

 

Tourné vers l'intérieur. 

 

 

©paolapigani

09:51 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : trains fantômes, gare de culoz

29 juin 2020

Sport de rue

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©paolapigani

 

J'ai joué à la marelle

À perdre haleine

Mais aujourd'hui le ciel est bien trop loin

J'ai essayé d'y lancer mon palet en vain

Un agent m'a verbalisée 

Fin du périmètre de l'enfance

 

14:06 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

23 juin 2020

Je vis avec lenteur

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Je retranche mon enfance de ma vie
Mes premiers pas brodés d’herbe
Mes jeux dociles
Je vis avec lenteur.

René Guy Cadou 

 

 

05:12 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rené guy cadou, poésie la vie entière

21 juin 2020

Tant de lignes droites

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Parfois tu te demandes
Comment tient le ciel
Et si l'homme n'a pas inventé
Tant de lignes droites
Pour contrer cette invasion de bleu
Qui nous met le coeur
Au bord des yeux

 

07:44 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : villeurbanne, ligne de l'est

07 juin 2020

Les dés n'ont pas été jetés

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©gillesvugliano

 

 

Tu n'avais pas assez de tes deux mains

Pas assez de tes dix doigts pour coudre

Un jour après l'autre

Du lundi au dimanche

Repriser les accros du temps

Avec les fils tremblants de la  lumière

La fatigue souvent traînait un ourlet défait

 Dans les dernières heures du soir

Quand  une aiguille te blessait

C'était pour t'offrir

Une perle de sang sur l'index

Une larme de rose détachée de ta peine

C'est moi qui aujourd'hui délaisse  l'ouvrage

Pour enfouir mon visage dans son parfum consolateur 

Les dés n'ont pas été jetés

Il n'y a plus de hasard pour les femmes en allées

 

 

 

 

©piganipaola

10:01 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gilles vugliano, fête des mères

21 mai 2020

Passagère

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©paolapigani

 

 

Et la nuit qui venait n'avait pas de passé.

 

Jean - Claude Pirotte

18 mai 2020

En magasin

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Sur la vitrine d'une épicerie italienne à Clermont Ferrand,à l'initiative de l'association La semaine de la poésie.

Merci à leur équipe formidable  qui a continué à partager sur leur site et vitrines  les textes des poètes invités suite à l'annulation des rencontres .

12 mai 2020

Qui que tu sois

 

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Qui que tu sois: c'est le soir, tu quittes ta chambre, où tout t'est connu.
Ta maison est la dernière avant le lointain: qui que tu sois.
Tes yeux fatigués peinent à se détacher du seuil usé .
Tu soulèves lentement un arbre noir et tu le mets, élancé et solitaire, contre le ciel.
Et tu as créé le monde. Et le monde est grand, comme un mot qui mûrit encore dans le silence.
Et dès que ta volonté en saisit le sens,
Tes yeux s'en détachent avec douceur.

Rainer Maria Rilke, Dalla misura delle stelle, éditions Ponte alle grazie

Traduction inédite et gracieuse de Dominique Paravel que je remercie de tout coeur.

Traduction en italien de Giusi Drago.

 

 

 

 

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07 mai 2020

Dans la rue

 

 

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Sur un trottoir de mon quartier

On a tracé sur le bitume

Les lignes des futures excisions

Les chantiers sont à l'arrêt

 Un  homme à deux pas

 Repeint le mur de sa maison

Celui qu'on a épinglé comme un papillon

Sur un lit d'hôpital est seul

Au milieu d'un essaim nerveux

D'escale en escale

Il  poursuit le  voyage

De ses ailes abîmées.

 

 

 

Je vous souhaite un printemps inexorable.

Pablo Neruda

 

 

15:32 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Un printemps inexorable | Lien permanent | Commentaires (0)