Guillevic 2016linoines la renouée aux oiseaux UA-98678848-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26 août 2019

Morire

 

 

 

 

 

 

vivrais-tu entre mangrove et sable fin sur une lagune dévorée de soleil?

 parfois tu t'imagines être un carabe vert mordoré

tu  franchirais de longues croûtes de terre et de sel

jusqu'au vertige de l'eau

tu te vois déjà

 t'ébrouer entre ciel et mer

happé par le faisceau d'un orage

ne laissant dans cette vie

qu'un revers de médaille

 

11:06 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | |

25 août 2019

Grani e nuvole

20190821_194642.jpg

 

 

 

les blés  déploient vers nous ce long regard mûr

des retours 

nous marchons  à travers  

les chaumes humides 

et des gerbes   de ciel

rien ne trace le jour d'aprés

 

 

17:30 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | |

24 août 2019

Amazonia

 

 

 

 

 

 

 

 

Une âcre odeur de forêt en feu m'est parvenue dans le sommeil
la gorge irritée les mots calcinés
j'ai laissé la nuit redescendre plus bas que terre
en serrant très fort une étoile dans mon poing

09:46 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amazonia | |

16 août 2019

Partir revenir

 

 

 

 

 

Entre les doigts le sable nous a filé
On a eu beau fermer les poings, rien n'y a fait
Nous laissant sur la grève quand la mer s'est retirée
 
Une prochaine vague viendra peut-être je l'attends
Je la voudrais puissante qu'elle m'emporte inexorablement
 
Marco Riscosso
 
 

11:22 Écrit par Paola Pigani dans Musique, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : max richter, marco riscosso | |

13 août 2019

Premier été sans elle 2

L'hélichryse

m'envoie ses baisers

de sel et de curry

je marche

l'ocean jusqu'aux cuisses

jusqu'au nombril

mi-terrestre mi- maritime

petite lame entre l'air et l'eau

ventre à la ligne

10:47 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | |

12 août 2019

En enfance

 

 

 

boucles d'herbes et de chaleur aux chevilles

nous marchions sur des chemins vivants

tracés par un chien indocile et confiant

15:30 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | |

10 août 2019

Rue de l'été

 

 

 

 

 

rue de juillet

il a choisi l'angle d'un trottoir et l'asphalte tiède 

pour déposer son avoir

son été

son avoir-été

une virgule une flamèche rousse

animal inutile au bonheur des hommes

un rongeur d'éternité

un va nue-pattes un receleur un glandeur

un écureuil sans orgeuil

et de le voir ainsi gisant dans un reste de feu

je me dis que cette saison  pour moi aussi

c'est d'avoir été

09:19 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : canicule | |

09 août 2019

A tant recoudre ses filets

cabanes.jpg

 

 

les cabanes de pécheurs 

pourquoi ont elles un toit ?

pourquoi la pluie  sur ces planches quand l'océan est à leurs pieds?

A tant recoudre ses filets

le vieil homme a laissé ses doigts faire le reste

modeler des oiseaux de patience avec des graines  du papier maché

quatre euros la créature

et gratuit le sourire à claire voie 

09:06 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ria formosa | |

07 août 2019

Rio Gilão

Ria formosa

 

 

l'onde sur le rio Gilão n'efface pas le reflet de la grue

ni  celui des nuages  

tu ne te verras pas sombrer ni t'élever dans ces eaux là

seule cette femme reste immobile le temps d'appartenir au vieux pont

aux facades blanchies d'été

où  sont épinglées des  images pieuses, santa Luzia, santo Gio

des mouches emmélées  aux prières

à la dentelle des rideaux    

dans l'ajour du grand âge

08:43 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ria formosa | |

06 août 2019

Mon œil

20190701_100023 (1).jpg

écrire parcequ'on est muet comme une tombe

mais de pierre, de marbre , de granit ou de béton?

09:48 Écrit par Paola Pigani dans Mon oeil, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | |