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01 juin 2017

Volver

 

 

 

…et chaque escale dans le temps accomplit le voyage entier.

Tomas Segovia

Tomas Segovia©ramon gaya

15:35 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tomas segovia, ramon gaya

26 mai 2017

Prochaine rencontre à Madrid

 

 

 

La Central de Callao

Gabinete de lectura en francés
Cabinet de lecture francophone 

 

Avec Carine BizotPaola Pigani, Kaoutar Harchi et Clément Bénech

ÚLTIMAS PLAZAS

Coord. Clo Vautherin - Primavera 2017

Martes alternos a partir del 16 de mayo, De 19:30 a 21hLa Central de Callao
Ce club de lecture propose d'aller à la rencontre de la littérature francophone actuelle.
Auteurs, traducteurs et éditeurs nous dévoilent leurs oeuvres ou leur passion pour certains livres emblématiques de la littérature en français et nous aident à approfondir leur contenu.


Este gabinete propone un acercamiento a la literatura francófona actual.
Autores, traductores y editores nos desvelan sus obras o su pasión por algunos libros emblemáticos de la literatura en francés y nos ayudan a entender su contenido.

- mardi 16 mai: L'astragale d'Albertine Sarrazin, avec Carine Bizot.
- mardi 30 mai: Venus d'ailleurs de Paola Pigani, avec l'auteur.
- mardi 13 juin: À l'origine notre père obscur de Kaoutar Harchi, avec l'auteur.
- mardi 27 juin: Lève toi et charme de Clément Bénech, avec l'auteur.

Coordinadora:
Clo Vautherin es la responsable de La Central de Callao. Es licenciada en Filosofía y en Filología francesa por la Universidad de Sevilla.

Con la colaboración del Institut français de Madrid y el CNL (Centre National du Livre).
Nivel de comprensión y expresión oral intermedio requerido para poder participar.

25 mai 2017

A vouloir espérer

  

 

 

S’il avait pu m’advenir, au moins, un jour, de crever, de crever là, penché sur toi, sur ce lit placé contre le mur. Je t’aurais saisie dans mes bras, mince et fine, tes yeux de gosse m’auraient donné ma dernière joie d’homme et je serais mort. Et ça aurait en même temps emporté toute cette irracontable envie de bonheur fou.

Ce ne sont des choses qui se produisent. Jamais.

Libby. Dans les filaments clairs qui pénétraient lentement jusqu’à nous, dans le halo du petit jour de la chambre, j’aurais pu te dire alors le nom de ce vide que je ressentais, autrefois, sur la zone. Mélangé à la pouillerie générale, témoin constant des plaies qui s’ouvraient, comme par enchantement, dans la chair des gens de là-bas, au bout des lames. Ce vide qui m’emplissait, je sais, enfant ouvrant les yeux sur cette infernale fosse à vices et à délabrement, c’était là le vide de la tendresse. Une place sensible et jamais comblée, toute préparée, depuis toujours, sans doute, vibrante, pour recevoir cela dont nul ne se souciait dans nos cabanes regorgeantes surtout de haine froide, de bassesses entretenues et de meurtres en suspens.

Même le mot, rien que le mot, je ne l’ai pas entendu une seule fois dans la bouche de quelqu’un. Ni homme ni femme. Nous étions les seuls, peut-être, Ernst et moi, à pressentir et à vouloir espérer que la tendresse devait exister, ailleurs, quelque part, chez d’autres.

Louis Calaferte Partage des vivants Tarabuste Editeur

 

 

 

Luidgi Calaferte

17:03 Écrit par Paola Pigani dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : partage des vivants, calaferte