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21 février 2017

Lyon , perle de soie grise...Rodanski

Hotel Dieu 1.jpg©paolapigani

11:43 Écrit par Paola Pigani | Lien permanent | Commentaires (0)

20 février 2017

Au nord du futur

 

Des poètes vivants existent, je lis souvent leurs recueils sans prendre le temps d'écrire trois lignes . 

Aujourd'hui, je me dis trois lignes, ce n'est pas la mort .

Il s'agit du dernier livre de Christophe Manon qui donne à lire une poésie sans échafaudages, on s'agrippe à la langue comme on peut, à l'imparfait du présent;pas de majuscule, pas d'effet de beau.je lis en apnée car le rythme le veut et j'entre dans ces textes poétiques autant que politiques pour trouver un monde qui est le mien et qui s'en va pourtant, qui est déjà parti;Je suis désorientée au nord du futur.

 

 NOUS SOMMES ALLES sommes

allés au devant de nous-mêmes ne craignant ni la fatigue ni

les épreuves nous cherchons asile pour nos exils intérieurs des replis

stratégiques traversant des nuits plus nocturnes que la nuit tel

 qui marche et déploie son pas nous avons vu

les usines désaffectées vu

les industries pétrochimiques usines à gaz centrales électriques

 réacteurs nucléaires

la domestication des êtres le contrôle des flux migratoires le bitume

brûle nos semelles respirer

non pas un renoncement respirer

sans heurts sans déchirement de temps certains

attendaient la promesse de nouveaux

possibles mais personne jamais

N'est venu personne

n'a déclenché l'alarme  

 

Christophe Manon au Nord du Futur Editions nous, 2016

 

 

  

 

 

 

 

19:25 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christophe manon, au nord du futur, editions nous

17 février 2017

Chez nous

 

Mon petit rat.jpg©paolapigani

 

Chez nous

 

46% des pies-grièches écorcheurs ont disparu ces dix dernières années

Mais

sur toute l'agglomération

Nous avons tous un rat chacun

 

A Grange blanche

Un  ginko a laissé tous ses écus

Sur la chaussée humide

Un homme trace sa journée

L'attaché case bat son flanc

Ville ville

Berce le chaudement car il a froid

Il a deux trous rouges au fond des yeux

 ©paolapigani

 

 

21:39 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)