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26 septembre 2018

Village people

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11:30 Écrit par Paola Pigani dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lisboa | |

23 mai 2018

Impossiblement réelle

 

 

Rua Lisboa (1).jpg

 

 

Fenêtres de ma chambre,
de ma chambre dans la fourmilière humaine unité ignorée
(et si l’on savait ce qu’elle est, que saurait-on de plus ?),
vous donnez sur le mystère d’une rue au va-et-vient continuel,
sur une rue inaccessible à toutes les pensées,
réelle, impossiblement réelle, précise, inconnaissablement précise,
avec le mystère des choses enfoui sous les pierres et les êtres,
avec la mort qui parsème les murs de moisissure et de cheveux blancs les humains,
avec le destin qui conduit la guimbarde de tout sur la route de rien.

 

Fernando Pessoa

23:08 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lisboa, pessoa | |

05 mars 2018

Lisboa pour oublier

 

Aïe Italia

Porco can' aurait dit mio padre en apprenant les résultats des élections là-bas.

L'écrivain Jérôme Leroy se lâche .  Je le remercie pour son billet:

 

On vote en Italie. Serge Quadruppani vous expliquerait mieux que moi que l’Italie a toujours été un laboratoire du capitalisme qui expérimentait dans ce pays les formes politiques inédites qui pouvaient le sauver : fascisme de Mussolini, stratégie de la tension des années de plomb, berlusconisme comme mélange d’affairisme décomplexé et de calibrage des imaginaires par la télé poubelle, mue du PCI, le seul Parti communiste européen qui aurait pu accéder au pouvoir en «  parti démocrate » ouvertement libéral,  pré - macroniste. Mais voilà ces chimères de laboratoire connaissent des usures de plus en plus rapides. On tente sans y croire, médiatiquement de présenter Renzi du PD comme la gauche. Non, ce n’est que Macron. Mais un Macron qui après avoir gouverné va perdre soit contre Marion Maréchal et Wauquiez (Berlusconi et la Ligue) soient contre FI façon Mélenchon de ces derniers temps ( Grillo et le 5 étoiles) . Le voilà ton scénario de 2022. La gauche? Quoi la gauche, arrête avec les gros mots.
 

 

 

 

 

 

 

 

Lisboa 2.jpg

 

Les histoires ne commencent pas et ne finissent pas , elles arrivent.

Antonio Tabucchi 

02 mars 2018

Dire

fernando pessoa,le livre de l'intranquillité

 

 

 

 

 

 

 

 

Dire ! Savoir dire ! Savoir exister par la voix écrite et l'image mentale ! La vie ne vaut pas davantage : le reste, ce sont des hommes et des femmes, des amours supposées et des vérités factices, subterfuges de la digestion et de l'oubli, êtres s'agitant en tous sens — sous le vaste rocher abstrait du ciel bleu et dépourvu de sens.

 

Fernando Pessoa — Le Livre de l'intranquillité

 

15 juin 2016

Au beau milieu de la vie

 

 

 

C'est alors, au beau milieu de la vie, que le rêve déploie ses vastes cinémas. Je descends une rue irréelle de la Ville Base, et la réalité des vies qui n'existent pas m'enveloppe tendrement le front d'un chiffon blanc de fausses réminiscences. Je suis navigateur, sur une mer ignorée de moi-même. J'ai triomphé de tout, là où je ne suis jamais allé. Et c'est une  brise nouvelle que cette somnolence dans laquelle je peux avancer, penché en avant pour cette marche sur l'impossible.

Chacun de nous a son propre alcool. Je trouve assez d'alcool dans le fait d'exister. Ivre de me sentir, j'erre et marche bien droit. Si c'est l'heure, je reviens à mon bureau, comme tout le monde. Si ce n'est pas l'heure encore, je vais jusqu'au fleuve pour regarder le fleuve, comme tout le monde. Je suis pareil. Et derrière tout cela, il y a mon ciel, où je me constelle en cachette et où je possède mon infini.

 

Fernando Pessoa-  Le livre de l'intranquillité. Editions Christian Bourgois

14:02 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pessoa, lisboa | |