Guillevic 2016linoines

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23 mai 2018

Impossiblement réelle

 

 

Rua Lisboa (1).jpg

 

 

Fenêtres de ma chambre,
de ma chambre dans la fourmilière humaine unité ignorée
(et si l’on savait ce qu’elle est, que saurait-on de plus ?),
vous donnez sur le mystère d’une rue au va-et-vient continuel,
sur une rue inaccessible à toutes les pensées,
réelle, impossiblement réelle, précise, inconnaissablement précise,
avec le mystère des choses enfoui sous les pierres et les êtres,
avec la mort qui parsème les murs de moisissure et de cheveux blancs les humains,
avec le destin qui conduit la guimbarde de tout sur la route de rien.

 

Fernando Pessoa

23:08 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lisboa, pessoa

05 mars 2018

Lisboa pour oublier

 

Aïe Italia

Porco can' aurait dit mio padre en apprenant les résultats des élections là-bas.

L'écrivain Jérôme Leroy se lâche .  Je le remercie pour son billet:

 

On vote en Italie. Serge Quadruppani vous expliquerait mieux que moi que l’Italie a toujours été un laboratoire du capitalisme qui expérimentait dans ce pays les formes politiques inédites qui pouvaient le sauver : fascisme de Mussolini, stratégie de la tension des années de plomb, berlusconisme comme mélange d’affairisme décomplexé et de calibrage des imaginaires par la télé poubelle, mue du PCI, le seul Parti communiste européen qui aurait pu accéder au pouvoir en «  parti démocrate » ouvertement libéral,  pré - macroniste. Mais voilà ces chimères de laboratoire connaissent des usures de plus en plus rapides. On tente sans y croire, médiatiquement de présenter Renzi du PD comme la gauche. Non, ce n’est que Macron. Mais un Macron qui après avoir gouverné va perdre soit contre Marion Maréchal et Wauquiez (Berlusconi et la Ligue) soient contre FI façon Mélenchon de ces derniers temps ( Grillo et le 5 étoiles) . Le voilà ton scénario de 2022. La gauche? Quoi la gauche, arrête avec les gros mots.
 

 

 

 

 

 

 

 

Lisboa 2.jpg

 

Les histoires ne commencent pas et ne finissent pas , elles arrivent.

Antonio Tabucchi 

02 mars 2018

Dire

fernando pessoa,le livre de l'intranquillité

 

 

 

 

 

 

 

 

Dire ! Savoir dire ! Savoir exister par la voix écrite et l'image mentale ! La vie ne vaut pas davantage : le reste, ce sont des hommes et des femmes, des amours supposées et des vérités factices, subterfuges de la digestion et de l'oubli, êtres s'agitant en tous sens — sous le vaste rocher abstrait du ciel bleu et dépourvu de sens.

 

Fernando Pessoa — Le Livre de l'intranquillité