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11 juin 2018

Des allers simples

 

 

Des allers simples

 

 

Tu comprends

C'est comme un adieu dans une langue étrangère

On sait que l'on s'en va

Assassins suaves de la césure

C'est comme le temps alexandrin disloqué

On sait que l'on s'en va

Sur le quai des retours improbables

On sait que l'on s'en va

Le guichet vend des allers simples 

Et le train fera un grand bruit d'alexandrin

Sifflera doucement la césure

Tu comprends

Il regarde son billet et il pleure

C'est comme un adieu dans une langue étrangère.

 

Jérôme Leroy, sauf dans les chansons, éditions La table Ronde 

 

05 mars 2018

Lisboa pour oublier

 

Aïe Italia

Porco can' aurait dit mio padre en apprenant les résultats des élections là-bas.

L'écrivain Jérôme Leroy se lâche .  Je le remercie pour son billet:

 

On vote en Italie. Serge Quadruppani vous expliquerait mieux que moi que l’Italie a toujours été un laboratoire du capitalisme qui expérimentait dans ce pays les formes politiques inédites qui pouvaient le sauver : fascisme de Mussolini, stratégie de la tension des années de plomb, berlusconisme comme mélange d’affairisme décomplexé et de calibrage des imaginaires par la télé poubelle, mue du PCI, le seul Parti communiste européen qui aurait pu accéder au pouvoir en «  parti démocrate » ouvertement libéral,  pré - macroniste. Mais voilà ces chimères de laboratoire connaissent des usures de plus en plus rapides. On tente sans y croire, médiatiquement de présenter Renzi du PD comme la gauche. Non, ce n’est que Macron. Mais un Macron qui après avoir gouverné va perdre soit contre Marion Maréchal et Wauquiez (Berlusconi et la Ligue) soient contre FI façon Mélenchon de ces derniers temps ( Grillo et le 5 étoiles) . Le voilà ton scénario de 2022. La gauche? Quoi la gauche, arrête avec les gros mots.
 

 

 

 

 

 

 

 

Lisboa 2.jpg

 

Les histoires ne commencent pas et ne finissent pas , elles arrivent.

Antonio Tabucchi