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26 juin 2020

Des orties et des hommes dans la presse

 

 

Joie de lire cet article  écrit par Mathias Enard  paru dans Le  monde des livres daté du 26 juin 2020.

 

 

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Si nous n'avions lui et moi , qu'un seul point commun, ce serait notre Poitou-Charentes natal

qu'il évoque ici avec ses autres voyages en littérature :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/bes... 

 

 

03 juin 2020

Des orties et des hommes en poche

 

 

A partir de demain , vous trouverez dans toute bonne librairie indépendante

Des orties et des hommes en version piccolo! 

 

Desorties-Pic

 

Et un bel article sur  Baz 'Art le webzine 100/100 culture que je remercie vivement :

http://www.baz-art.org/archives/2020/04/28/38231755.html

 

 

 

 

 

 

 

 

«La prose de Paola Pigani est à elle seule un hommage à la sensibilité et à la finesse que lui ont léguées les territoires rugueux de son enfance.» Le Monde
«Un hommage tendre et poétique à l’enfance en Charente et au monde paysan finissant.» La Croix

 

12 mai 2020

Qui que tu sois

 

arbre 20 mars 2020.jpg

 

 

 

Qui que tu sois: c'est le soir, tu quittes ta chambre, où tout t'est connu.
Ta maison est la dernière avant le lointain: qui que tu sois.
Tes yeux fatigués peinent à se détacher du seuil usé .
Tu soulèves lentement un arbre noir et tu le mets, élancé et solitaire, contre le ciel.
Et tu as créé le monde. Et le monde est grand, comme un mot qui mûrit encore dans le silence.
Et dès que ta volonté en saisit le sens,
Tes yeux s'en détachent avec douceur.

Rainer Maria Rilke, Dalla misura delle stelle, éditions Ponte alle grazie

Traduction inédite et gracieuse de Dominique Paravel que je remercie de tout coeur.

Traduction en italien de Giusi Drago.

 

 

 

 

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09 mai 2020

Donne toi à ce jour

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"Parfois, j'ai l'impression que l'homme vit au bord d'un gouffre dans lequel se précipite le présent. Nous connaissons exactement le passé et nous nous en soucions en vain puisque nous ne pouvons plus le changer ; nous connaissons non moins exactement l'avenir et nous nous en soucions tout aussi en vain puisque nous sommes incapables de le deviner et de le modeler à notre guise. La seule chose que nous ne connaissons pas, c'est le présent : cet après-midi, l'heure même que nous vivons. Nous thésaurisons sur le passé, nous spéculons sur l'avenir, et nous gaspillons le présent si désespérément que nous prenons à peine conscience de fait que la vie, c'est le présent et uniquement le présent. Par exemple, nous prenons du thé et nous nous disons que c'est juste cela : un intermède entre ce qui a été et ce qui sera. Mais, en réalité, c'est cela même, la vie ; la vie n'est rien d'autre. Elle est sans gloire, sans éclat, pleine de déceptions - en fait elle n'est qu'une seule et longue déception ; nous sommes assis en permanence dans la salle d'attente à guetter un rapide qui ne vient pas. Mais cette lande pleine de bruyère, de sables et de maigres pins dont le soleil illumine les couronnes rouillés - quelle plus merveilleuse beauté que celle-là? Et toi, mon cœur stupide, ne pense pas en ce moment à cet homme qui t'aime trop, ou trop peu, c'est selon. Ne pense pas au manteau neuf, à la doublure de l'an dernier, et à la lettre qu'il faut absolument écrire au percepteur, ne pense qu'à cette lande. Penses-y totalement, embrasse-la à pleine bouche, regarde-la en oubliant tout le reste, ne sois ni triste, ni gai, ni heureux, ni plein de désir, car tout cela est absurde ; sois présent, donne-toi à ce jour, et pour l'amour du ciel, fais un effort, essaye de ne contempler que cette heure et d'en tirer tout ce qu'elle peut donner. Efforce-toi de briser cette chaîne du destin qui fait que les hommes ne voient sous les événements qu'incertitude, douleur, insatisfaction et attente. Sois ! Tout simplement. Personne ne te rendra ce que tu viens de laisser échapper de ta main, mais demain tu riras de la douleur d'aujourd'hui. Tu n'as jamais rien vécu que tu n'aies regardé, le lendemain, sous un éclairage tout autre et sous un autre encore, le surlendemain. Tu peux d'ores et déjà parier que tout ce qui te semble tellement capital ne l'est point. En prenant tes soucis pour des questions de vie et de mort, tu oublies, insouciant que tu es, l'heure présente : pourtant, c'est elle seule qui compte absolument, car elle est perdue à tout jamais, cette part irremplaçable de ta vie que tu as laissé détruire.
L'attente est mauvaise conseillère, 22 août 1926."

 

Milena Jesenska

10:44 Écrit par Paola Pigani dans Des livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : milena jesenska, frantz kafka

04 mai 2020

Une épave sans postérité

 

L’art des dilutions, éditions Abrüpt,Pier Lampàs

 

 

Bruto ! Ignores-tu que le poème a pour
vocation de se fondre au cœur des choses afin
de les éclairer ? Et que l’action révolutionnaire
établit les conditions matérielles de cette
lumière ? L’un sans l’autre, que sont-ils ?

Une épave sans mémoire !

Une épave sans postérité !


(...)
Nous aurons l’art des floraisons intempestives,

celui des passions convulsives, le geste
suave et impertinent de notre âge ardent,
la coquetterie des fées et la virulence des
esthètes au verbe caressant ; nous serons des
prophètes sans prophétie, car notre cœur est
gazeux, il répand ses douceurs dans tous les
bas-fonds de ce triste monde.
(...)
Et nous combattrons ainsi le discours
managérial appliqué à la floraison des êtres et
des choses.
Et nous aurons l’art des détours. Mais
nos détours n’auront pas la dégaine d’un
déjeuner sur l’herbe… Le risque serait trop
grand de se trouver à nouveau piégé par
cette navrante contemplation de nature verticale.

Car il n’y a d’éternité que baignant dans
les couches temporelles des saisons, dans le
bourgeonnement des passions et des choses (…)

 

 

L’art des dilutions, éditions Abrüpt

Pier Lampàs

 

 

27 avril 2020

Le commis de la poésie

 

 

Je n'étais pas fait pour ce cirque planétaire. Je suis las d'être le commis de la poésie avec pour toute récompense d'être enfermé dans le tombeau d'un livre. Mon cœur est un chapiteau usé, déchiré. Une montre à mon poignet déjà rongé par la vieillesse, un peu d'or à mon cou comme une pendule détraquée. Mais le ciel est imprévisible. Le plus grand penseur un jour ne veut plus penser, et c'est là que le ciel lui offre des pensées inattendues. Jambes croisées sur le tapis persan de la misère, il ne lui reste plus qu'à prendre son envol.

 

Jean-Marie Kerwich. Le livre errant. Mercure de France

 

06:52 Écrit par Paola Pigani dans Des livres, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jean- marie kerwich, le livre errant

18 avril 2020

Quand une éditrice n'oublie pas ses auteurs-trices...

et nous offre une vitrine rideaux levés pour exposer nos favoris...

Grazie mille

 

https://www.instagram.com/p/B-_xd7LqQyw/

 

 

01 mars 2020

Prochaine rencontre à Strasbourg

 

Festival Entendez-voir

samedi 7 mars 

 

Strasbourg

 

 

Devenir le rendez-vous strasbourgeois et même national incontournable de
l'accessibilité à la culture à tous. Il s’agit de proposer un panel d’œuvres
cinématographiques et littéraires de qualité accessibles aux handicapés visuels, aux
sourds et des personnes valides au même moment, aux mêmes endroits.
 Inciter les libraires de Strasbourg et d'ailleurs à s'intéresser plus aux différents
formats du livre. Il s’agit d’ouvrir le champ des possibles pour favoriser l’accès à la
lecture: livre à gros caractères, livre tactile, livre audio et numérique, sans oublier le
podcast afin que les malvoyants, non-voyants et voyants puissent les retrouver dans
un même catalogue.
Dans la même lancée, il s’agit d’encourager les salles de cinéma à projeter davantage
de films tout public, accessibles en audiodescription et en sous-titrage.
Sensibiliser les plus jeunes dans les écoles au handicap visuel et à la surdité en
passant par des ateliers de cinéma adaptés à leur âge. Il s’agit de faire découvrir
l’audiodescription et le sous-titrage de manière interactive. Il s’agit également de
montrer comment s’analyse une image, comment s’écoute un film et comment se «
construit » un texte qui va permettre à des personnes mal ou non- voyantes et
personnes sourdes d’enrichir leur perception.

 

28 février 2020

Sans titre

 

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Ce qui m'intéresse, c'est qu'on vive et qu'on meure de ce qu'on aime.

 

Albert Camus La peste

20:06 Écrit par Paola Pigani dans Des livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : coronavirus, camus, la peste

20 février 2020

De retour de Bretagne

Derrière la maison claire, il y a un chemin de boue qui mène au Léguer.

Sous les arbres encore nus, il est doux de l'écouter en découdre avec le vent du soir.

 

Un temps de poème , c'est aussi des lectures, des gerbes d'écume et d'amitié  au  Bel Aujourd'hui. 

Merci à Yvon Le Men, Thèrese, Soazig et à l'équipe du Carré Magique pour cette belle soirée .

xavier grall,yvon le men,un temps de poème,librairie le bel aujourd'hui

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©paolapigani

 

Il y avait les voiles éoliennes
Il y avait les voiles anciennes
Il y avait les voiles langagières
Il y avait les voiles messagères
Il y avait la prairie de la pleine mer
Il y avait les voiles bergères
Il y avait la beauté
Il y avait la beauté du grand large
Il y avait la splendeur
Il y avait la splendeur des gréements
Il y avait les fleurs sur la houle
Il y avait les fleurs du vent

 

Xavier Grall , genèse

 

 

 

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