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17 mars 2019

Le coeur des mortels sur le site Terre de femmes

 

 

 

 

 

       Après Indovina (« Devine »), chez le même éditeur — La Passe du vent —, le nouveau recueil de la romancière et poète Paola Pigani nous entraîne dans une exploration sensible de l’agglomération lyonnaise en regard des remarquables photographies en noir et blanc de Gilles Vugliano. Entre Rhône et Saône, sur les quais et les ponts, le long des rails des tramways, au déroulé du ballast des voies ferrées, dans les recoins obscurs, le photographe, sans artifice, capte la croisée des perspectives, fixe ce qui dans l’enchevêtrement des architectures est mouvement, énergie en chantier, façades à l’abandon. Il redonne visibilité aux flâneurs et aux sinistrés de l’exclusion urbaine... En exergue de ce bel ouvrage, Paola Pigani retient deux vers de Baudelaire à laquelle son titre se réfère : « La forme d’une ville / Change plus vite, hélas ! que le cœur d’un mortel » (in « Le cygne », "Tableaux parisiens", Les Fleurs du Mal). Et, par le poème, l’auteure retrouve l’humanité sous la dureté de la pierre, l’émotion derrière la froideur du fer et du béton, tandis que, invitation au voyage, les ponts et les rails nous poussent à grandes enjambées, tel Cendrars, vers de lointains Orénoque — sans barrage —, aux carrefours de tous les imaginaires…

L’encre du poème se fond dans les marges, en contrepoint ou au dos des images, avec une économie exemplaire. Il ne s’agit pour Paola Pigani ni de décrire ni de commenter. La chair des mots pénètre là où l’objectif du photographe n’a pu aller, là où l’émotion se dénoue. La langue irrigue la page, donne à voir au-delà du visible : 

« Tu suis le cours du fleuve 
Des murs montent 
Des ombres glissent

S’écoule le sang épais de nos rêves ». 


L’alchimie du noir et blanc ne s’arrête pas à l’œil, c’est tout le corps qui absorbe, tous sens en éveil : 

« Dans le mouvement des nuages 
Tu partiras 
Téter la lumière ». 

Le gigantisme des architectures isole les êtres en les empilant et en les cloisonnant : 

« Entre le souvenir de l’arbre 
Et le rêve d’une tour de quinze étages 
Un gros cœur bat déjà dans le plein midi translucide 

Demain il y aura trop de fenêtres où se pencher ». 


Et quand l’urbanisme tentaculaire déborde à l’infini : 


« Il y a 
Des fraternités au bord du vide 
[…] 
La ville n’a plus de rives 
À corps perdus 
Nous sommes 
En elle ». 

Par le poème, le questionnement existentiel de l’auteure transcende l’asphalte, repousse l’horizon :

« Contre le vent 
Contre le froid 
Y a-t-il une géométrie de la joie ? 
Pour décoller nos yeux des pavés ». 

Quant aux isoloirs miniaturisés de la communication désincarnée, nos caresses se perdent, s’encrassent à fleur d’ego poisseux : 

« Sur l’écran gras de nos Smartphones 
La buée de nos bouches 
Nos traces de doigts 
Des messages inachevés 
Des baisers comme des verres sales ».

À travers les images de Gilles Vugliano, le regard de Paola Pigani sur la ville s’obscurcit des structures noires qui cisaillent l’espace tout en aspirant à la lumière des nuances de blanc. Comme ce territoire du cœur des mortels incite à se réapproprier un monde à visage humain : 

« Dans les herbes hautes 
Penser aux vivants 
Ils vont et viennent 
Ignorent le ciel 
Qui chavire 
Sur la banlieue 
Terre à partir ». 



Michel Ménaché
pour Terres de femmes
D.R. Texte Michel Ménaché

14 mars 2019

Lecture avec Joël Bastard

joël bastard,©danstouslessens

 

 

 

 

 

Nous pourrions voyager des jours et des nuits, côte à côte, écrivant et dessinant, lisant; de temps à autre et sans l'attendre, ni le provoquer, nous pourrions nous sourire. Tout se ferait sans espérance particulière. tout se réaliserait sans ces mots que nous lirions, écririons. Le train traverserait la dernière nuit du monde et ne s'arrêterait dans aucune gare.

Joel Bastard. Halva, Loukoum et camembert. La Passe du vent

 

 

 

 

 

 

 

Apprenons

Détenus de longue peine

A détacher  les chaines

Entre l’enfance et l’âge d’homme

À ne plus compter

Les revanches les victoires

Les parties perdues les parties gagnées 

 

Apprenons  à recourir au vol d’un insecte

Juste pour avoir une vue sur notre corps

Qui bat d’un sang de cheval

 

 

Le coeur des mortels . Paola Pigani.La passe du vent

 

 

 

Merci aux équipes des associations Espace Pandora et Dans Tous Les Sens ainsi qu'à la brasserie de l'hôtel de ville de Vaulx en Velin pour cette soirée de vif printemps !

11 mars 2019

Lecture croisée

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L’association Dans Tous Les Sens accueille Paola Pigani et Joël Bastard pour une rencontre dans le cadre du festival Magnifique Printemps organisé par l’Espace Pandora.

 

 

19h

Brasserie de l'Hotel de Ville 

Vaulx en Velin 

Le coeur des mortels

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Les mots tombent sur la page d’encre en une fine pluie de paroles resserrées qui semblent traduire le plus ordinaire des jours.
Paysages urbains, instants fixés dans leur singularité, rêveries permises, ciels et sols mêlés, tout ici se reflète dans l’œil aiguisé de la narratrice ou dans l’objectif, réservé, du photographe.
On ne touche pas, on effleure. On n’affirme pas, on suggère. Ce livre propose les choix poétiques de deux regards complices. La tendresse et la fragilité humaines sont, de nouveau, à l’ordre du jour.
 
Editions La passe du vent

 

   

 

10 mars 2019

Des orties et des hommes dans la presse

 

 L'express. Merci à Sandra Benedetti !

 

 

https://www.lexpress.fr/culture/livre/livres-ravey-pigani...

 

08 mars 2019

des orties et des hommes sur le blog les livres de Joëlle

 

 

 

http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2019/03/des-orties-...

 

 

 

Des orties et des hommes dans la presse

 

 

Lyon capitale . Merci à Caïn Marchenoir!

 

 

 

https://www.lyoncapitale.fr/culture/trois-lyonnaises-a-li...

07 mars 2019

Auguri

 

C'est aujourd'hui que Des orties et des hommes  est  disponible en librairie   

 

 

couv des orties.jpg

 

 

Un    oiseau   rare lève son verre à la santé des  libraires et lecteurs !

à ta santé paola.jpg

 

 

 

 

 

 

 

10:18 Écrit par Paola Pigani dans Des livres, Des orties et des hommes | Lien permanent | Commentaires (2) | |

01 mars 2019

Quand les orties fleurissent avant les roses ... Avis de parution

 

 

 

Des orties et des hommes , mon troisième roman  aux éditions Liana Levi

paraîtra  le  7 mars 2019

 

 

 

des orties et des hommes, claudine galea, fpte du livre de Bron,  Dieulefit, librairie sauts et gambades

 

 

 

 Premières rencontres   prévues dans la région Auvergne-Rhône-Alpes  :
 
A Dieulefit, le 8 mars:
Librairie Sauts et Gambades 
 
 
 
Dialogue d’auteurs avec Claudine Galea- Hippodrome Lyon-Parilly, Salle des Balances - Dim. 10 à 16 h d’auteurs - Hippodrome Lyon-Parilly, Salle des Balances - Dim. 10 à 16 h
 
 

 

 

26 février 2019

Sur la piste de Pia

prochain roman des orties et des hommes