Guillevic 2016linoines

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17 avril 2014

Adieu Pierre Autin-Grenier

 

Vas-t-en à présent

écraser les escargots

sur tes chemins d'enfance

manger des radis bleus par la racine

te lire nous ramènera ton rire triste

et ton fol amour des mots.

 

Paola Pigani

 

 

D’une aube l’autre, j’habite la banlieue des choses ; le centre du monde et ses merveilles n’ont prise sur ma conscience. Je ne salue pas le jour naissant ni ce nouveau pays qui vient. Bien au contraire, sans avoir à bouger j’absous le bonheur ( sa terreur quotidienne) et je dis méthodiquement, avec les mots qui passent, l’infinie douleur d’être homme et si maladroit avec le parfum des femmes, l’amour de la mer, les marées aveugles de la mort. Ayant passé plusieurs siècles inquiets à comprendre que je n’étais rien (l’enfance est un exil qui n’en finit pas), toute mon ambition maintenant est d’être moins encore. Dés lors, pourquoi céder aux sirènes de la nuit ?...Se tenir plutôt proche de l’orage menaçant, tête d’ange déchu, réfugié tel passager en transit dans son   propre froid intérieur.

Ainsi ai-je chois un certain silence, comme au-delà des mots à venir on écrit toujours pour la dernière fois.

 

 

 

Pierre Autin-Grenier.

Histoires secrètes. Editions La Dragonne

06:43 Écrit par Paola Pigani dans Des livres, Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : autin-grenier

Commentaires

Je ne l'ai rencontré qu'une seule fois. Je l'ai lu souvent. Dans les deux cas il reste inoubliable.

Merci Paola pour ton poème et le sien,

Joël B.

Écrit par : Bastard | 17 avril 2014

Oui Joël Jamais poésie ne meurt Salve Amico

Écrit par : paola | 21 avril 2014

Les commentaires sont fermés.