Guillevic 2016linoines la renouée aux oiseaux

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11 décembre 2017

A cause des oiseaux

 

 

 

 

Ce matin j'ai posé sur la pierre  en lisière du pré

une poignée de  graines

du potimarron cuisiné hier

Un rouge gorge arrive en premier

 Peine perdue

Une seule graine l'étoufferait il n'est pas fou

Un pipit, une alouette ne  s'y risquent pas

Ils plongent le bec en terre pour se nourrir de vermisseaux

Je suis leurs petits sauts, des  vols low- cost allers-retours

Je ne sais s'ils font trembler la terre ou le ciel

L'air, les branches  ou tout à la fois

J'en perds le fil de mes phrases

Le temps de revenir au silence de l'écriture qui n'en est pas un

J'ai le regard heureux

Je joue le jeu de la patience: rester sans bouger derrière la baie vitrée

Où le moindre de mes mouvements briserait l'élan de l'oiseau