Guillevic 2016linoines la renouée aux oiseaux

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10 août 2018

Là-bas

 

On ne sait comment éteindre ce qui brûle entre nos pages, nos rires, nos insomnies. On chante, on pleure, on finit par oublier  ce qui dévaste dans la solitude des chambres quand  l'écriture  tarit notre  confiance. Alors, On va se perdre dans la foret, scruter les éboulis, les falaises. La rivière est si discrète qu'on la traverse à pieds. Son message glacé nous le déplions plus loin sous les sapins. Je m'accroupis pour cueillir des fraises des bois, secrètes comme les perles d'un collier cassé. Dans la nuit, je suis la seule à fumer sous les étoiles et me faire un manteau d'été de cette voie lactée. En refermant la porte sur un chien tendre, je dis merci au vin de soif comme au vin de joie, à la guitare bleue, aux chauves souris à tout ce qui s'est enlacé à mes chevilles, à mon cou, les ronces , les orties, aux frous frous des nuits.

 

 

 

 

13:32 Écrit par Paola Pigani | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chantier d'écriture, ardèche, nuit des étoiles

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