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11 janvier 2015

Ensemble

 

 

 Nous construirons.

 Nous liquiderons la peur. De la nuit,

 Nous ferons du jour plus tendre.

 

 Eugène Guillevic

 

 

guillevic©paolapigani

 

Merci Sami croisé ce jour à 17h30  vers le pont de la Guillotière

Je suis musulmane ( et j'ai peur écrit en plus petit sur sa pancarte)

19:29 Écrit par Paola Pigani | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guillevic | |

27 décembre 2014

Ta chambre intérieure

Il te faut de la pauvreté

dans ton domaine.

 

C'est comme ce besoin qu'on peut avoir

d'un mur blanchi à la chaux.

 

Une richesse, une profusion

De mots, de phrases, d'idées

 

T'empêcheraient de te centrer

d'aller, de rester

 

Là où tu veux,

où tu dois aller

 

Pour ouvrir,

Pour recueillir.

 

Ta chambre intérieure

est un lieu de pauvreté.

 

Eugène Guillevic

 

 

©magalimelin

 

 

Une artiste que j'aime Magali Melin

 

 

 

 

 

17:56 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guillevic, magali melin | |

01 novembre 2014

Fête des morts

 

 

 

Que ferais-je  
Si j’étais pierre et terre ? 
 
Tu l’as été. 
Tu le seras.  
 
Guillevic,
 Relier, poèmes 1938-1996, Gallimard

 

 

08:37 Écrit par Paola Pigani | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guillevic | |

09 juin 2014

Toujours Guillevic

 

 

 

Il y aura toujours une lumière

Pareille à aucune,

Où ce pourrait être l’endroit

Il y aura toujours

A ne pas s’arrêter

Toujours

A ne pas savoir pourquoi.

Il y aura toujours

A rencontrer la bonne lumière,

Celle

Où n’avoir plus rien à perdre.

 

Eugène Guillevic

 

 

 

07:51 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guillevic | |

28 mai 2014

Nous ferons du jour plus tendre

 

 

Il y a quelqu’un

Dans le vent. Sa main se venge

Sur les murs et les arbres.

-Corps humains que l’on palpe,

Corps qui suent :

Rien que ces corps

Devant la peur, devant le froid

Et l’avenir.

 

Et si l’étang se lève, libidineux,

Il n’aura pas raison

De notre calme ;

Nos mains, qui caressent les femmes,

Sauront l’atteindre et lui percer le ventre.

 

Nous construirons.

 Nous liquiderons la peur. De la nuit,

Nous ferons du jour plus tendre

 

Et nous n’aurons besoin

Que du toucher des peaux

 

 

Guillevic  . Terraqué

08:50 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guillevic | |

08 février 2014

La vie augmente

 

Quand on nous dit :
La vie augmente, ce n'est pas
Que le corps des femmes
Devient plus vaste, que les arbres
Se sont mis à monter
Par-dessus les nuages,
Que l'on peut voyager
Dans la moindre des fleurs,
Que les amants
Peuvent des jours entiers rester à s'épouser.
Mais, c'est, tout simplement,
Qu'il devient difficile
De vivre simplement. 
 
Guillevic  Gagner

09:39 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : guillevic | |

15 juillet 2013

D'une folie l'autre

Saint Jean

un vent d'ailleurs fait de juin

un mensonge

je te parle de ce fou qui a massacré

l'horloge astronomique

dans la cathédrale

je te demande

contre qui

contre quoi sa folie

le temps ou Dieu?

Tu ne réponds pas

Je pense à cet autre fou

deux coups de couteau

et de l'acide sulfurique

sur la Danaé de Rembrandt

contre qui

contre quoi?

Je pense à ces vers de Guillevic

écrits alors que tu venais

d'arriver au monde

 

Rêver le temps

devenu corps


Contre toi.

 

Paola Pigani

17:46 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : st jean, lyon, rembrandt, guillevic | |

10 octobre 2012

Guillevic toujours

 

 

 

On va vous dire :

C’est quand on était

 

Au milieu des hommes

A faire autre chose.

 

C’est quand on était

Avec ces hommes

 

Jusqu’à bout de souffle

A pousser plus loin,

 

A boire avec eux

Et à rire aussi,

 

Que ça s’est ouvert

Et qu’on est entré.

 

On va vous dire :

On y est allé.

 

On s’est assis dans la pierre,

C’est-à-dire dans toutes.

 

Et dans la fleur on est resté,

Même dans la tige.

 

Dans cette invraisemblable lune

Avec son flux.

 

Dans le nuage on aurait pu,

Mais c’était pâle.

 

Dans l’oeil du perdreau

Comme dans l’étang,

 

On a été

On y a vu.

 

On sait ce que c’est :

N’être pas dehors.

 

Eugène Guillevic Gagner

18:33 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guillevic | |