Guillevic 2016linoines la renouée aux oiseaux UA-98678848-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22 août 2018

Chaque jour la poussière

atelier poussière.jpg

 

 

 

 

Sur les objets chaque jour la poussière

était lentement essuyée

avec un morceau déchiré

du corsage étoilé des fêtes

tissé dans les manufactures

que cernaient les prés et les nuages.

 

 Jean Follain

 

 

 

 

14:54 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris, follain | |

30 mars 2017

D'eux

DSC_0157.jpg©paolapigani

 

 

Il est seul dans la cour murée
avec un jouet dont bat
le ressort fatigué
une plume s'envole
qui s'en vient retomber
sur la terre où s'affrontent
les forces de l'amour
celles aussi de la peur.
Le mur étincelle
son faîte est recouvert
de ces gros tessons verts
arrêtant les voleurs.

Jean Follain. Exister. Éditions Gallimard, 1969

 

 

09:19 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : follain | |

02 février 2017

Les maçons

 

 

 

 

Les maçons de mil huit cent trente

 

Placides les maçons de la creuse

en longues bandes silencieuses

retraversaient Paris le soir

jusqu'à leurs dortoirs de barrière

et sans voir aux étalages

gras saumons

robes écumeuses

ors et pierres de couleur,

rêvassaient du retour à leurs terres

de vipères et de fondrières

croisaient les pâles dandys vêtus de beaux draps aubergine et lierre

Façonniers de nouveaux palais

en troupeaux lents ils retournaient

vers l'attablement journalier

quand chacun soulève à son tour

dans les lambeaux du crépuscule

la terrinée de soupe épaisse

 

Jean Follain Usage du temps

16:29 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : follain | |

14 juillet 2016

14 juillet

 

 

 

 

C'était quand les feux d'artifice étaient finis, quand la musique militaire s'était tue, avait terminé de jouer ses marches guerrières que l'on percevait le silence des abîmes.

 

Jean Follain

22:10 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : follain | |