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12 juin 2019

Saint Malo - Paris

rivage saint Malo.jpg©paolapigani

la tête renversée dans un sommeil de chemin de fer

il s'adonne au poeme

sourit aux anges aggripés à sa barbe

le silence dans le wagon se remplit de sel

d'horizon refoulé

le vent la mer brassent  encore des mots

des vagues agitent ses paupières

jusqu'à briser la petite nuit qu'il s'offre

pour échapper aux étonnants voyagageurs

laissez-le tranquille

 

29 mars 2016

Un goût de maïs

 

 

Un goût de maïs

 La veille ils ont marché sur du gros sel

Ont cru à quelque neige oubliée

Les rues étaient noires

Il bruinait quelque chose pourtant

Le printemps des poètes

Se tenait à carreau

 

A présent

Ils sont deux à craindre

Pour la mésange

Le passereau

Intermittents du matin

Ils sont deux à craindre

Que le corbeau s’abatte sur eux

Que la neige cesse

 

Ils sont deux  encore

L’instant d’après

Des souvenirs de maïs

entre leurs mains

L’un les castrait

L’autre les épigouillait

Leurs fanes d’enfance

Leur sud

Qui n’entre pas dans le cadre de la fenêtre

 

Pour Thomas Vinau 

 

 

12:33 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : thomas vinau | |

08 mars 2016

Bleu de travail Prix René Leynaud

 

 

 

 

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Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes peurs de bête. Avec mes cris d'enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. dans ce petit bain de cruauté et de lumière. Dans les éclats de sucre et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l'autre. Un oubli après l'autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux.

Thomas Vinau Bleu de travail. Edition La Fosse aux ours

 

celui-la n'est pas prêt de s'asseoir poète

qui remercie la nuit, la solitude et la drogue.

Le vin blanc, les lampes à breloques,

les  lourds rideaux d'honneur

lui font le teint pâle.

Il sourit aux questions

Il n'en pense pas moins

Il n'en est pas moins poète

 

 

 

TThomas Vinau, bleu de travail, La fosse aux ours edition,prix René Leynaud 2016d©paolapigani

 

Thomas Vinau aux grilles de l'opéra de Lyon après avoir reçu le prix René Leynaud...

 

18 février 2015

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26 janvier 2014

Noir et blanc

 

 

Le chien de Thomas Vinau

Lèche l’hiver à la fenêtre

Dans la maison  une mandragore nait

Sur le sol on voit du lait renversé

Le poète aussi a ses nuits blanches

Et le jardin ses abîmes

Ses revers de fortune

Canalisations ventre à l’air

Châteaux d’enfant

Fondus dans l’herbe haute

Le chien a peur de tout

Sauf des gens de passage

Qui aiment le noir tendre

De son pelage et de son maître.

 

 

05:08 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : thomas vinau | |