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21 septembre 2012

Cio’ che dura

 

 

 



Lavori sulle labbra delle apparenze

Questo frutto dilatato

Cio’ che dura

Pazienza

Tu testimone dalla bocca d’inchiostro

Di’ la polvere

Enumera

Il prato la vigna il vento

 

Cio’ che dura

Sei venuto come visitatore

Libero fino alla fine dei gesti

Uno a uno

Attorno al tuo sonno

 

Spera ed enumera

Senza alterare il tuo soffio

Non è lontano lo snudamento

 

Pazienza

Più  in alto all’ombra delle rovine si vedrà

Un giardino un po’ inclinato

Come una consolazione

 

Più lontano al piu’ forte silenzio

Potremmo abitare una casa


Paola Pigani

 

21:08 Écrit par Paola Pigani | Lien permanent | Commentaires (0) | |

20 septembre 2012

Forum des langues cabaret poétique

 

 

 

16eme cabaret.jpg

21:08 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cabaret poétique, forum des langues | |

14 septembre 2012

Ce que les arbres taisent

Photo0225.jpg©PaolaPigani

18:07 Écrit par Paola Pigani | Lien permanent | Commentaires (0) | |

12 septembre 2012

...encombrés de bonheur et de disparitions...

 

 

 

Souvent. Nous ne gardons en mémoire qu’un courant d’air sur une place vide, l’écaille d’une peinture dans une chambre, en voyage. Une imperfection dans un paysage, comme cette tôle debout et qui blesse un figuier. Lorsque le désir pour une femme a été si dense nous pouvons nous souvenir du regard porté sur une pierre, sur un buisson ou sur la bouche bleue d’une fenêtre plus que de son corps. Ou alors une partie de son corps comme une aile de nez. Le voile de ses yeux. L’ombre courte d’une hanche. L’odeur de son intimité. Phéromone lorsque tu nous tiens ! Nous pouvons reconnaître un escalier dans une ville étrangère par son odeur désagréable et en éprouver du plaisir alors que la soirée pour laquelle nous l’empruntions est tombée dans l’oubli avec ses convives. Souvent une fraicheur matinale nous revient de corse, de Rome. Un ciel soufré new-yorkais. Le glacé d’une rivière dans le Jura. Maintenant les pieds nus d’une femme sur une chaise au Mali. Un cadavre de blaireau dans un bois à Bergerac après l’enterrement d’un parent. Une tache de vin étoilée sur un mur et l’enfance apeurée, plaquée dans le coin d’une cuisine en région parisienne. Une pleine lune en Anjou et le bruit d’une femme qui se retourne dans son lit, dans la chambre d’à côté. Nous gardons imprimée dans nos sens la pièce que nous n’avons pas donnée à une vieille mendiante souriante gare du nord à Paris. Un baiser sans suite dans l’adolescence à Genève .Nous ne  nous débarrasserons pas, jamais, de certains petits compliments comme de certaines petites injures, anodines pourtant, les yeux rivés sur une plaque d’égout. Par les yeux nous gardons mémoire de ce monde. Par les reins et le nez. Par le sexe bandé nous gardons mémoire de certains feuillages et de foins coupés. De ventres tourmentés. Par la peau, le vent et l’eau, les doigts de la mère, d’un ami, d’une femme. Nous allons encombrés de bonheur et de disparitions. Nous devenons des êtres à part entière, impulsion électrique, dans le cerveau d’un autre. Mémoire de l’homme. Nous participons de l’addition.

 

Joël Bastard  Derrière le fleuve

 

18:03 Écrit par Paola Pigani | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : joël bastard | |

10 septembre 2012

Immobile sous l'orage

 

 

 

 

Immobile sous l’orage

Incapable de faire un pas

Il est grand brun

La pluie lui fait un visage d’acteur américain

Son t.shirt jaune est trempé

Ses épaules tremblent

Ses jambes aussi

d’où s’écoule une rivière de merde

Il est grand il est seul

Avenue Jean Jaures

En composant le 112

Il y a toujours moyen de faire ramasser

un ange échu

sur le lisier d’une ville


Paola Pigani

17:47 Écrit par Paola Pigani | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lyon | |

08 septembre 2012

Cioran

Photo0562.jpg

 

La poésie a, comme la vie, l'excuse de ne rien prouver.

Cioran

17:47 Écrit par Paola Pigani | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cioran | |

02 septembre 2012

Lux fiat

Photo0593.jpg

20:59 Écrit par Paola Pigani | Lien permanent | Commentaires (0) | |

01 septembre 2012

septembre

 

 

 

 

 

Les jambes des filles sont dorées en septembre
Le fleuve sur sa tranche de bleu ouvre la ville
La vie, la même, reprend son cours
Avec les mêmes ou presque
(d'ici on part aussi discrètement qu'on arrive
le cimetière, il est vrai, met au large et au calme)
Comme septembre est bleu!
Et tout compte fait
ô touchante espèce!
Que d'ardeur à vivre
Que de oui
Que de sourires.

Gabriel Le Gal

10:08 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gabriel le gal | |