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13 janvier 2015

Prochaine rencontre à Niort

 

Escif est passé par Niort (avant moi) et avant lui Alexienne , Alba de mon roman N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures.

 Avant la guerre, elle y vendait des paniers devant les halles...

Je serai accueillie par La Voix des lecteurs,entourée de Jeanne Benameur, Denis Bourgeois, Sylvie Germain, Lionel- Edouard Martin à la soirée de remise de la 4ième Voix des lecteurs ( prix des lecteurs du Poitou-Charente).

suspens jusqu'à 20h30 avec les comédiens de Aline et compagnie.

France Street Art - Escif - Sauvetage Mural

 

 

 Escif - Sauvetage - Niort, France

23 décembre 2014

Alba

 

 

 

 

 

 

 

Une héroïne de roman prend chair par la grâce des traits que lui prête Pierre Rosin 

 

 

 

 

©pierrerosinalba8.jpg

22 novembre 2014

Prochaine rencontre à Grenoble

 

 

Au printemps 1940, les tziganes sont considérés comme dangereux, interdits de circulation et finiront internés par les autorités françaises.

C’est le camp des Alliers, près d’Angoulême, qu’évoque Paola Pigani à travers le destin d’Alba qui grandit dans des conditions atroces de faim, de froid et de manque de soins, sans pour autant perdre l’espoir que porte ce peuple libre, victime séculaire de la folie des hommes. N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures, son premier roman (Liana Lévi, 2013), traduit avec délicatesse les coutumes et les rêves du peuple gitan auquel Paola Pigani rend un hommage sensible.

En partenariat avec l’association Alter Egaux.28, dans le cadre du cycle « Avec le temps » qui met en valeur, pendant la saison 2014-2015, des auteurs et des artistes dont l’œuvre est en résonnance avec le thème du Printemps du livre 2015 (25-29 mars).

Mardi 25 novembre à 18h30

Bibliothèque de Grenoble

10 rue de la République

 

20 novembre 2014

Prochaine rencontre à Francheville

 

 

 



 

 

 

La Médiathèque IRIS

1 Montée des Roches
69340 FRANCHEVILLE
Le samedi 22 novembre 2014
11h

 

 

 

Rencontre et dédicace avec l'auteur Paola Pigani pour son roman

"N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures".

Animation dans le cadre du Festival Itinérances Tsiganes
http://artag-asso.org/resources/Accueil/IT2014_ProgrammeF....

 

La médiathèque de Rillieux la Pape

samedi 22 novembre à 15h30

Lecture  accompagnée de Sébastien Félix duo

 
 
 
 

18 novembre 2014

Prochaine rencontre à Vaulx en Velin

 

 

Soirée lecture Figures de l'étranger, à la brasserie de l’Hôtel de ville (18 rue Maurice Audin à Vaulx-en-Velin), le jeudi novembre 2014 à 19h (Entrée libre) organisée par l'Association Dans Tous Les Sens.


sl figure de ltrangerTrois écritures: Paola Pigani, autour de son livre N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures publié chez Liana Levi en 2013; Marie-Ghislaine Chassine autour de son livre La toile rude de leur dignité publié juste avant sa disparition chez La passe du vent, en 2008 et le livret de Ghislaine Bievliet L'enfant d'eau, écrit pendant les ateliers réguliers de Dans Tous Les Sens.
Trois narrations autour des figures de l'étranger nomade et des histoires marquées par le voyage, les déplacements, la violence des regroupements, des expulsions,des législations ambiguës.
Des textes où le nomade est révélé dans ses choix, ses impossibilités de choisir, ses tourments, ses questionnements et ses moments de bonheur.

Paola Pigani a pris le proverbe tzigane « N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures » comme titre pour son roman. Elle donne la parole à Alba, une jeune internée avec ses proches dans le camp des Alliers à Angoulême jusqu'en 1946, et à travers ce récit, elle raconte le destin tragique et héroïque des Manouches, pourtant considérés, comme êtres à part, dangereux, dont le mode de vie n'est pas compatible avec celui de la société perçue comme normale.
Marie-Ghislaine Chassine, dans son livre, La toile rude de leur dignité, raconte ses rencontres avec des immigrés et des exilés à Vaulx-en-Velin et restitue leurs récits : l'arrivée en France, la guerre, le quotidien, les tracas administratifs, le travail aux usines Rhône-Poulenc. Parmi ces rencontres, la plus récente et aussi une des plus dérangeantes: les Roms, leur situation fragile aggravée par des questions d'impossibilité d'accès au travail, au logement, parfois aux "papiers", de rejet raciste y compris par une partie de la population.
Dans L'enfant d'eau, Ghislaine Bievliet raconte dans des courts récits, ponctués de poèmes, son enfance sur une péniche qui traverse l’Europe de ville en ville, qui relie l’ici à l’ailleurs, avec le sentiment d’être autre, d’être fait pour passer, d’être éternellement et partout étranger, mais aussi d’être habité par ce mouvement perpétuel du départ.

12 octobre 2014

Attention un prix peut en cacher un autre...

prix rosine perrier,n'entre pas dans mon âme avec tes chaussures

 

 

Après le prix Poulet-Malassis, le prix Romangier, le prix Cinélect,

je viens de recevoir le prix Rosine Perrier à Hermillon en Savoie.

Non è pericoloso spogersi...

09 octobre 2014

Prochaines rencontres à Rumilly et Hermillon

Dans le cadre du salon du livre d'Hermillon avec l'association le Colporteur.

Vendredi 10 octobre

Rencontre avec les lecteurs de la médiathèque de Rumilly

à 18h30

 

25e Salon du Livre d'Hermillon

les 11 et 12 octobre 2014

« Littérature, toute une histoire »

 

  • Le prix Littéraire Rosine Perrier 2014 (en ligne ici ) sera remis à 18h ainsi que
  • Le prix de lecture à haute voix Charles Maly
Samedi de 10h00 à 18h00 – Dimanche de 10h00 à 17h30
Entrée libre

 

 

 

Rosine Perrier était une poétesse, femme de lettres et de conviction qui a chanté la Maurienne. Le prix littéraire Rosine Perrier récompense une oeuvre de fiction (romans, récits, nouvelles) inscrite sur un territoire — français ou de langue francophone — l’enracinement nourrissant le travail d’écriture.

 

"Se chercher, se trouver"

Cette sélection marquera les 20 ans du Prix Rosine Perrier. Depuis deux décennies, les lecteurs participent de façon de plus en plus active à l’élection d’un auteur qui est récompensé à l’occasion du Salon du livre d’Hermillon, à l’automne.

Pour cette riche sélection 2014, nous avons le plaisir de vous présenter des récits historiques, se déroulant en majorité en France, mais également en Italie, en Hongrie, au Japon, en Sibérie ou dans l’Ouest américain mythique… Des parcours de transmission, de deuil, de création, dont l’inscription dans une histoire et dans un territoire particuliers permet par là-même de percevoir le caractère universel de l’expérience humaine. Des textes où la nature sauve l’homme de la souffrance et de la méchanceté, pour lui permettre de s’élever un peu et de repartir. Des histoires d’hommes et de femmes qui nous rappellent que la littérature et la vie ne sont pas dissociables.

 

 

 

Je serai avec les  quatre auteurs présents de la sélection du Prix Rosine Perrier:

Huguette Hérin-Travers, Dominique Paravel,Olivier Bleys, Olivier Sebban.

 

 

18 septembre 2014

Prix Cinelec

Le Prix Cinelec Dorothée Théson me sera remis

samedi 20 septembre à la bibliothèque

de Joinville le Pont

pour mon premier roman

N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures.

21 mai 2014

Prochaines rencontres à Chambery

 

 

Trois jours de rencontres avec des collégiens, lycéens, détenus et auteurs sélectionnés par ce 27ème festival du premier roman:

 

 

www.festivalpremierroman.com/
 

20 mai 2014

Déambulation dans les camps

 

 

Déambulation : dans les camps

 

Comme il y a des livres qui sont une porte ouverte sur le monde, le roman de Paola Pigani se situe sur le seuil d'une histoire tabou. À partir de quelques confidences, mais si peu, l'auteure imagine ce qu'a pu être la vie d'une jeune fille manouche internée de 1940 à 1946 dans le camp de concentration des Alliers près d'Angoulême. Entre le mépris des sœurs charitables et l'hypocrisie administrative, Alba et les siens se serrent les uns contre les autres. En poète, Pigani traque la vie, la liberté, « l'étincelle du voyage » et livre des images folles comme la marmaille hystérique qui court dans le pré, sortie du camp grâce à la ténacité de quelques-uns, libres et vivants malgré l'ambiance de peur et de rejet.

Le roman achevé, la tête bourdonne confusément... Il faudrait répondre aux questions soulevées avec les historiens, Jacques Sigot, Emmanuel Filhol, à commencer par la première d'entre elles, lancinante : pourquoi jusqu'en 1946 ? Comment le gouvernement français a t-il justifié cette prolongation de plus d'un an ?

Mais la littérature, que dit-elle encore ? Je lis "Gitans", une BD de Kkrist Mirror, pour comprendre pourquoi Monsieur Renard, un survivant en chair et en os, s'accroche à cette idée que si la France lui avait au moins versé une indemnisation pour les pertes dites matérielles (rien moins que la verdine, le cheval), il serait descendu aux Saintes-Maries-de-la-mer.
Du même auteur, je lis "Tsiganes". Centrée sur la figure historique de l'abbé Jollec, curé rouge et résistant, la narration à la fois sombre et lumineuse insère l'internement des Nomades au camp de Montreuil-Bellay dans l'histoire plus large et tout aussi trouble de l'époque, celle des fausses résistances et des vraies collaborations.

Munie de l'Atlas des Tsiganes et de témoignages directs ou indirects, je n'ai bientôt plus de doute quant au comportement de la France pendant ces années noires, comme un écheveau crasseux tiré par un bout qui dépassait du tas.

Les Manouches, Gitans, Sintí ou Yéniches n'avaient pas vocation à reprendre la route. Arrêtés parce qu'ils constituaient une menace en temps de guerre, enfermés pour leur propre bien dans des baraquements démunis de tout afin de leur apprendre les vertus de la vie sédentaire, il fallait se débarrasser de cette population gênante.
Mais ils ne meurent pas, pas tous. Puisque c'est comme ça, la patrie reconnaissante gardera un silence coupable. Aujourd'hui encore le tabou demeure, ce ne sont pas les quelques stèles commémoratives dues à de vaillantes initiatives locales qui contrediront cette absence de reconnaissance nationale. Derrière celle des Alliers, on aperçoit le gazon verdoyant d'un terrain de golf...

Mais "le silence ne sera qu'un souvenir" écrivait Laurence Vilaine il y a quelques années, comme une incantation lancée aux gouvernements, à l'Europe des Peuples. Dans ce roman éponyme à la fois lourd et transcendant, le silence rompu n'est pas celui des États mais celui du narrateur tsigane qui vivait avec son clan le long des rives du Danube. Il soulage sa mémoire de l'histoire d'un désastre : l'amour, l'art et la beauté, brisés par la violence nazie.

D'un roman à l'autre, il y a la permanence d'une parole rare et méfiante qui a du mal à exister au sein d'un monde qui ne lui cède qu'une place de paria. Aujourd'hui encore, le Droit National ou Européen maintient la pression, une nouvelle catégorisation administrative apparaît qui poursuit l'objectif de sédentarisation forcée. Elle se nomme Minorité Ethnique Non Sédentarisée (MENS).

Je voudrais juste maintenant m'appuyer sur les propos de l'historienne Claire Auzias : « En ces temps de juridisme tout-puissant, où nulle pensée ne peut s'exprimer si elle n'est estampillée Droit (droits de l'homme, loi, légalité, droit international), où les juristes font la pluie et le beau temps, Shérer, par la plume de Proudhon nous rappelle ceci : il y a mieux que le droit : l'hospitalité. » 
Et je voudrais mettre cette philosophie de vie en regard d'une confidence de Monsieur Renard, c'est qu'on ne construit rien sur la haine.
À bon entendeur, salut !

Nathalie Jaulain