Guillevic 2016linoines la renouée aux oiseaux UA-98678848-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19 novembre 2015

Prochaine rencontre à Craponne

 

 

La librairie Le Jardin des lettres à Craponne vous invite à venir écouter Paola Pigani:
 
Son roman "Venus d'ailleurs" est pour nous un coup de cœur de cette rentrée littéraire, un texte fort sur le déracinement, la reconstruction, l'intégration et l'amour...
Nous sommes donc ravies d'accueillir l'auteur, Paola Pigani à la librairie le samedi 21 novembre à 17h30.
Nous vous attendons nombreux pour partager cette rencontre!
 
Photo de Librairie Le Jardin des Lettres - Craponne.


Librairie Le Jardin des Lettres

@ :   jardindeslettres@hotmail.com

Tel : 04 78 44 66 54

83 Avenue Edouard Millaud – 69290 Craponne

 

 

12:19 Écrit par Paola Pigani dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le jardin des lettres, craponne, venus d'ailleurs, paola pigani | |

21 septembre 2015

Enfant de pêcheur

 

 I See You vous est contée

 

 

I see you

Je te vois

Enfant de pêcheur

Tu n'es pas enfant de mineur

Tu n'es pas enfant de déserteur

Tu n'es pas enfant de terreur

I see you

Et toi que vois-tu?

Tes yeux ne sont pas encore vidés

Trop plein tes yeux

De tout ce bleu

De ce blanc de sable

De ce brun de sable et de boue

De ce brun de peau et de racine

Tu jettes un filet dans la mer

Que vois-tu venir derrière ton épaule?

Enfant de pécheurs

Des rives aveugles

Tu jettes un filet dans la mer

Tu jettes un filet sur ce qui reviendra avec elle

Le souffle de ceux-là

Disparus avant la fin du voyage

La chair humaine des mers

Tu ne rêves pas

Pas encore

Tu manges tu ris

On égrène des rires sur ta tête

Le riz blanc de l'enfance

Tu peux appeler les ancêtres les passeurs

Autres pêcheurs autres penseurs

Qui va recoudre les voiles déchirées par les vents?

Qui va recoudre ensemble

Des vies espérées avec des vies jetées ?

Sable et sel n'ont pas abîmé tes joues tes lèvres

Ta peau est épaisse

Tu pourrais être arbre poisson au matin de ce monde

Non

Tu dois porter plus loin ton rêve d'homme

La mer ne sera jamais en fuite

Tu prendras en pleine face Les gerbes d'horizon

D'un vieux continent

Qui sommeille de l'autre côté

Ton prochain, ton lointain

Aussi desserrés que les mailles de ton filet

I see you

Enfant de pécheur

Je te vois

Je t'espère

 

 

 

Paola Pigani Pour littératures métisses- mars 2015

( recueil collectif en hommage au travail de photographe de Sibo Sibomana )

13:40 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sibo sibomana, littératures métisses, paola pigani | |

18 septembre 2015

Rencontre à la librairie Lucioles

Gunday Brigitte Giraud Paola Lucioles 17 09 15.jpg

15 septembre 2015

Prochaines rencontres

 

 

 

Vous pouvez me rejoindre pour la présentation de mon nouveau roman  "Venus d'ailleurs":

  • les 12 et 13 septembre au Livre sur la place à Nancy,
  • le 15 septembre à la librairie Passages à Lyon,
  • le 17 septembre à la librairie Lucioles à Vienne avec Brigitte Giraud et Hakan Günday,
  • les 26 et 27 à la Fête du livre du Var à Toulon,
  • le 2 octobre à la librairie du Cours à Lyon,
  • les 10 et 11 octobre à Lire en poche à Gradignan.

20:30 Écrit par Paola Pigani dans Agenda, Des livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : venus d'ailleurs, paola pigani, editions liana levi | |

10 septembre 2015

Un bel article critique sur Venus d'ailleurs

 

 

 

 

 

Remarquée comme poète et nouvelliste (son recueil « Concertina » aux éditions du Rocher est lauréat du prix Prométhée), Paola Pigania publié assez tardivement son premier roman voilà deux ans, chez Liana Lévi. Bien lui en a pris, puisque « N’ENTRE PAS DANS MON ÂME AVEC TES CHAUSSURES » - ce « roman vrai » de l’internement des Manouches en Charente - a remporté un vrai succès public et critique (ainsi que sept prix littéraires).

Loin de nous offrir un nouveau récit historique et rural, elle nous revient aujourd’hui avec un roman aussi contemporain qu’urbain. Lyon en est – bien plus qu’un décor ou une toile de fond – l’un des personnages principaux. Une cité qui n’a plus grand-chose de commun avec celle décrite par Béraud dans sa « Gerbe d’or », ni même avec celle dépeinte par Belletto dans ses faux polars torturés du début des années 80.

Paola Pigani est la première auteure à parler du Lyon de ce début du XXIème siècle, à nous offrir la vue en coupe d’une « métropole régionale à prétention européenne » en pleine transformation.

Qui est Mirko, le personnage principal de « Venus d’ailleurs » ? Quelqu’un « avec des mains qui travaillent malgré leurs deux doigts manquant » comme il nous apparaît dans la première scène ? Ses collègues se nomment Kevin, José, Moktar ou Coto (pour « Cotorep »). Tous pointent comme intérimaires sur des chantiers (la ville n’en manque pas).

Mirko vient du Kosovo. Tout comme sa sœur Simona. Il est passé « de file humaine en file humaine » jusqu’à arriver entre Rhône et Saône en ces débuts d’années 2000.

« Le passeur travaillait sous un faux nom, Aldo. Presque élégant, presque sympathique, il leur avait proposé différents forfaits, à payer en lires bien sûr. Aldo maîtrisait parfaitement l’italien et le français et il s’adressait à eux en albanais. C’était un frère, disait-il, engagé dans ce business par compassion et conviction. Il parlait trop, sa pomme d’Adam palpitait sans cesse. Simona regardait le cuir de ses chaussures briller comme un mensonge. »

Mirko marche dans Lyon. « Place Bellecour, le roi est seul. Cette image le fait sourire ». Mirko mâche Lyon à chaque foulée. Morceau par morceau. Particulièrement dans « ces zones où les murs écaillés cachent mille messages codés ». Des messages, il en tagguera à son tour.

Quant à sa sœur Simona… Elle « garde les mots en bouche » pour mieux faire sienne la langue française, même quand ces mots sont « niveau de vie moyen, traitement préventif, signe ostentatoire religieux ».

« Elle roule sa voix sur cette nouvelle langue. Elle l’aime. Elle la crache. Elle la chante avec toute la hargne qui l’habite. C’est une histoire tendre et nerveuse qui lui coûte du temps. Simona s’en fiche. »

Des locaux de l’Alliance Française à un bazar discount du quartier de la Guillotière, de la Friperie Mistigriff (où des clientes en viennent aux mains en se traitant mutuellement « d’arabe » ou de « fille de l’est ») au chantier du futur hôpital Mermoz, d’une épicerie Dia à la friche RVI (« au cœur d’un quartier bâtard, sans âme, fendu par l’avenue Lacassagne où s’engouffre toujours un vent sournois »), l’auteure suit ses personnages tout le long d’un véritable jeu de l’oie, sans jamais perdre son lecteur. Jusqu’aux lisières de la ville où « la solitude est presque facile ».  

Dans « Venus d’ailleurs », on franchit à l’aube l’enceinte de l’hôpital Edouard-Herriot dont les bâtiments « rappellent ceux de l’Albanie d’Enver Hodja », on récupère du cuivre à la Rize, on picore des sachets de pistaches, on réécrit une lettre de candidature au Monoprix de la rue de la République, on taggue le mur de la prison de Montluc, on perfectionne son français en mémorisant les chansons diffusées par Chérie FM…

Le monde lyonnais que décrit P.Pigani est… le monde. Le monde tout entier déversé entre Saône et Rhône. L’auteure le dépeint, sans angélisme mais avec bienveillance. Pigani aime ses personnages, ce qui ne signifie pas qu’elle les épargne, bien au contraire… Pourtant, on ne relèvera pas chez elle de goût particulier pour le drame – voire de fascination pour la violence - comme c’est le cas de Jacques Audiard dans son dernier film où il est également question du parcours complexe d’un réfugié. Paola Pigani n’a nul besoin de faire couler le sang de ses personnages pour les faire exister.

 Frederick Houdaer

19:32 Écrit par Paola Pigani dans Des livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : venus d'ailleurs, paola pigani, frederick houdaer | |

08 mai 2015

Prochaine rencontre à Villeurbanne

 

 

 

Cercle de lecture – lundi 11 mai 2015 à 18h

Le cercle de lecture organise un apéro citoyen lundi 11 Mai à 18h à la Maison du Citoyen

 Paola PIGANI, auteur du livre « N’ entre pas dans mon âme avec tes chaussures » (et de bien d’autres) est invitée à nous parler de son livre

Un apéritif partagé est prévu
Venez nombreux !

26 avril 2015

Prochaine rencontre à Genève

 

 

 

Lettres frontière au Salon du Livre de Genève !

PoSalonduLivredeGenèveur la première fois en 2015, le Jury de Lettres frontière a revu son calendrier de lectures en commençant le travail un mois plus tôt pour pouvoir vous annoncer la 22e Sélection au Prix Lettres frontière dans le cadre du Salon International du Livre et de la Presse de Genève!

Réservez votre jeudi 30 avril* pour découvrir en avant-première à 17h30 la présentation de ces 10 livres et de leurs auteurs par les coprésidentes du Jury, sur la scène principale du Salon L’apostrophe, après une présentation de l’association par la présidente Marie Claude Troehler.

Dans un 2e temps, vers 18h20, vous pourrez assister au lancement de l’opération « Tandems littéraires Rhône-Alpes /Suisse romande » par un dialogue entre les deux lauréates du Prix Lettres frontière 2014 : Paola Pigani et Bettina Steczynski, mené par Danielle Maurel.

salon_livre-geneve

Rendez-vous incontournable pour le milieu du livre (romand, rhônalpin, et aussi au-delà), le Salon offre une belle visibilité à Lettres frontière dans le cadre de sa 29e édition et nous l’en remercions.

 

 

 

13:02 Écrit par Paola Pigani dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bettina steczynski, paola pigani, lettres frontières | |

19 avril 2015

Bateau fantôme

 

 

 

Un chalutier a lancé dans la nuit de samedi à dimanche un appel au secours reçu par les garde-côtes italiens qui ont aussitôt demandé à un cargo portugais de se dérouter. A leur arrivée sur les lieux, au sud de l'île italienne de Lampedusa, l'équipage a vu le chalutier chavirer, selon le HCR. Ce chalutier a chaviré à environ 110 km des côtes libyennes avec à son bord plus de 700 personnes, selon le récit de 28 survivants récupérés par un navire marchand, a indiqué Carlotta Sami, porte-parole du HCR en Italie. 
C'est probablement quand les 700 migrants à bord se sont précipités tous du même côté à l'arrivée du cargo portugais que le drame est survenu, a encore dit Carlotta Sami. Une importante opération de secours a été mise en place avec le concours des marines italienne et maltaise. 
 
Ce 19 avril 2015
 
 

 

 

 

Ni guerre ni paix

 

Dans le vent des villes

 Avancer

 

Dans la mer unie

Patienter

 

Le jour dur à gagner

 

Cargos sans joie où vacillent

Des hommes des femmes

Un sac en plastic un enfant

Serré contre le cœur

 

Cargos sans joie

Avant la division

Dans les barques

La mer plus forte

Ventre prêt à rompre

 

Avant d’être des corps

Avant de naitre

Que des corps

 Avant d’être passés à la chaux de l’oubli

Repoussés par la mer

Epousés par la mer

Blanchis de trop de sel

De trop d’espoir

 

Faut-il rager contre la mer 

Contre la terre ?

Quelle  est celle qui  vous a portés

Plus loin ?

Vous en plein horizon

Ombres et corps à charrier

Ombres avant les corps

Ombre commune et indivisible

Sur terre

Sous l’eau

A faire chavirer toutes les certitudes

Etre d’un pays ?

 Etre d’une frontière ?

Qui lacère le sommeil

Et les rêves

Etre d’une frontière qui entre dans la peau

Etre d’une frontière qui écorche

L’idée même de l’homme

Lacère les mots d’ordre

De vivre et

D’aimer

 

Une poignée de sel

Jetée

Aux yeux de qui voulait croire

Au chemin qui va

Aux yeux de qui

Voulait croire

Aux sentes dans le sable

Aux louves pleines de lait

Sur l’autre versant de la nuit

Etre d’une frontière qui saigne les mots

Egalité fraternité humanité

 

Vous avez roulé les images pieuses

Entre les billets

Dans une seule chemise

Vous avez roulé

Un pan de ciel et d’amertume

Entre les sourates et la lettre en français

Pour se présenter sans rougir sans balbutier

Je Vous

Entre toi et moi croire

Que parler c’est exister

Dans ta langue

Dans la mienne

Sans guerre ni paix

 

Rivages perdus

Terre et mer

Tout se confond

Dans l’utopie et la rage

Le lieu de vous n’existe plus

La rage n’existe plus

Sauf l’écume aux lèvres mortes

Aujourd’hui a ses morsures

Vos yeux voilés de sel

Vos peaux gonflées ne sont rien

Toi Vous Ils

De ta gorge à ta peau

Ni guerre ni paix

Lampés par la nuit 

 

A Lampedusa le 3 octobre 2013.

 

Texte extrait du n°51 de la revue Bacchanales Maison de la poésie Rhône-Alpes

 

 

02 avril 2015

Prochaine rencontres à Samoëns

 

 

 

 

Rencontre à la bibliothèque de Samaoens

vendredi 3 avril à 19h

14 janvier 2015

Attention un prix peut en cacher un autre...

 

 

Heureuse lauréate du prix des lecteurs en Horte et Tardoire organisé par les Amis du Livre ,

je serai à la médiathèque intercommunale de Villebois Lavalette ,le samedi 17 janvier à 14 h pour présenter mon roman "N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures" . 

 

 

VL.jpg©adouhet

20:18 Écrit par Paola Pigani | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : villebois lavalette, paola pigani | |