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04 mai 2020

Une épave sans postérité

 

L’art des dilutions, éditions Abrüpt,Pier Lampàs

 

 

Bruto ! Ignores-tu que le poème a pour
vocation de se fondre au cœur des choses afin
de les éclairer ? Et que l’action révolutionnaire
établit les conditions matérielles de cette
lumière ? L’un sans l’autre, que sont-ils ?

Une épave sans mémoire !

Une épave sans postérité !


(...)
Nous aurons l’art des floraisons intempestives,

celui des passions convulsives, le geste
suave et impertinent de notre âge ardent,
la coquetterie des fées et la virulence des
esthètes au verbe caressant ; nous serons des
prophètes sans prophétie, car notre cœur est
gazeux, il répand ses douceurs dans tous les
bas-fonds de ce triste monde.
(...)
Et nous combattrons ainsi le discours
managérial appliqué à la floraison des êtres et
des choses.
Et nous aurons l’art des détours. Mais
nos détours n’auront pas la dégaine d’un
déjeuner sur l’herbe… Le risque serait trop
grand de se trouver à nouveau piégé par
cette navrante contemplation de nature verticale.

Car il n’y a d’éternité que baignant dans
les couches temporelles des saisons, dans le
bourgeonnement des passions et des choses (…)

 

 

L’art des dilutions, éditions Abrüpt

Pier Lampàs

 

 

03 mai 2020

Un dimanche de mai

 

 

 

 

 

balcon naples.jpg

 

 

 

 

 

Le claquement tardif des volets un dimanche de mai

Le vrombissement d'un jouet électrique dans  la cour

La voix d'une mère qui tourne autour des enfants devinés

S'efforcer dans l'écoute

S'écorcer dans la sensation de n'être qu'une  des peaux

Du  temps présent

 

©paolapigani

 

 

Je vous souhaite un printemps inexorable.

 

Pablo Neruda

 

 

05:17 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Un printemps inexorable | Lien permanent | Commentaires (0)

02 mai 2020

Aprés la pluie

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                                                                                                                          ©paolapigani

 

 

 

 

 

Je suis comme l’eau

Qui doit obéir.

Je suis comme les nuages

Qui doivent aller

Et tomber en pluie.

Guillevic

 

 

 

 

 

04:16 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guillevic

01 mai 2020

Dans le jour inquièt

 

 

L'orage cette nuit n'a rien violenté 

Sauf ces  lilas  si tôt vieillis

L'air, les nuages, les pensées du marcheur

Sont d'un mauve dé soleillé

Il sent  l'herbe humide de la ville

Avance doucement dans le jour inquiet

Comme un enfant privé de cordes à jouer

Seuls les oiseaux le tiennent en respect 

 

 

©paolapigani

 

Je vous souhaite un printemps inexorable.

Pablo Neruda

11:34 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Un printemps inexorable | Lien permanent | Commentaires (0)

29 avril 2020

Passages

 

Tous, mourons tous d'un arrêt du coeur

Tous , revivons d'un arrêt du coeur.

Jusqu'au seuil des passages

 

 

 

 

©paolapigani

 

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17:35 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Un printemps inexorable | Lien permanent | Commentaires (0)

27 avril 2020

Le commis de la poésie

 

 

Je n'étais pas fait pour ce cirque planétaire. Je suis las d'être le commis de la poésie avec pour toute récompense d'être enfermé dans le tombeau d'un livre. Mon cœur est un chapiteau usé, déchiré. Une montre à mon poignet déjà rongé par la vieillesse, un peu d'or à mon cou comme une pendule détraquée. Mais le ciel est imprévisible. Le plus grand penseur un jour ne veut plus penser, et c'est là que le ciel lui offre des pensées inattendues. Jambes croisées sur le tapis persan de la misère, il ne lui reste plus qu'à prendre son envol.

 

Jean-Marie Kerwich. Le livre errant. Mercure de France

 

06:52 Écrit par Paola Pigani dans Des livres, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jean- marie kerwich, le livre errant

26 avril 2020

Notre avril

 

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Vivement tous les dimanches  derniers

vivement le printemps dernier

mais lilas et glycines de notre avril

ne pas les lâcher des yeux

et  rire de nos souvenirs

à l'heure où s'attablent les vivants

 

©paolapigani

 

 

 

Je vous souhaite un printemps inexorable.

 

Pablo Neruda

06:21 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Un printemps inexorable | Lien permanent | Commentaires (0)

25 avril 2020

Fête des libraires

 

Je devais en faire une lecture aujourd'hui à la librairie Lucioles , à Vienne à l'occasion de la fête des libraires ( qui a lieu le jour de la Saint Jordi, chaque 26 avril ).

Dommage. Je salue et remercie l'équipe de Lucioles pour leur invitation et l'espoir qu' elle me donne d'y revenir.


Ce 25 avril est la Saint Marc .Je me souviens de ce jour à Venise, j'avais presque 20 ans et regardais les passants tranquilles, une rose à la main pour fêter leur San Marco.

Aujourd'hui, les roses de Venise ont elles un parfum de gel hydroalcoolique?

Des saints ou des roses , à qui se vouer?

 

Ensemble soutenons les librairies indépendants.

 

 

entre tes mains.jpg

 

Entre tes mains

 

Entre tes mains un objet étrange

venu d'un autre monde

De la pulpe des arbres à celle de tes doigts

Vos peaux se touchent

L'arbre tu l'oublies, les murs de la ville aussi

Les mots sont à tu et à toi,

 la vie à la renverse

Entre les pages,

tu files un drôle de coton

il y a des passages pourtant entre les lignes 

De toi à l'Autre, de l'Autre à toi

 Une pulpe humaine indéfiniment recyclée

Qui se souvient des premiers  arbres ?

Des premiers hommes ?

Bois, papier, matière solaire,

 Mots de la vie, de la mort,

Nourritures, ferments

Tout pour grandir

 

Paola Pigani

24 avril 2020

34 jours de printemps

 

 

 

porte Montchat.jpg

 

Voici déjà 34 jours que le printemps est là

Nous en avons la preuve  dans le   calendrier grégorien

Et le démenti sur nos  silhouettes empâtées d'inquiétude

Dans mon sac à dos s'entassent  laissez-passer de faussaire, feuilles de menthe poivrée, fleurs de bourrache, cailloux et poèmes sans queue ni tête.

Tout sera à recommencer

 

 

 

 

 

Je vous souhaite un printemps inexorable.

Pablo Neruda

09:50 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Un printemps inexorable | Lien permanent | Commentaires (0)

23 avril 2020

Chevelures du temps

chevelure du temps.jpg

©paolapigani

 

 

 

Nos cheveux s'éclaircissent 

Racines aussi visibles que solitudes

Sur notre nuque , nos épaules

Nous vieillissons dans une alternance

De jours et de nuits sans suite

N'avons plus qu'à en découdre

Avec nous-mêmes

Le monde échevelé à nos portes closes

 

 

 

paola pigani

 

 

06:59 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Un printemps inexorable | Lien permanent | Commentaires (0)