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03 janvier 2013

Coupé du monde

 

 

 

 

 

En 1912 Edvard Munch peint

un arbre coupé du monde

Le tronc jaune

 

un arbre coupé du monde

à la pulpe claire et épaisse

 une chair de lait caillé

 

blessure de forêt

claire indolore

le tronc jaune

 

un beau gisant plein

 de la sève des morts

quand ils s'apprêtent

pour le voyage.

 

Paola Pigani

15:39 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : edvard munch

01 janvier 2013

Une poignée d'euros

Comme une poignée d'euros

au fond de ma poche

Ces mots de René Guy Cadou:

Je n'ai plus rien à moi

que ma vie sur les bras

un coeur qui n'a pas son pareil

la girouette sur le toit n'indique pas

la direction du jour.

 

Paola Pigani

15:17 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

21 décembre 2012

Sapevamo la pazienza

18:21 Écrit par Paola Pigani dans Musique, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gian maria testa, ritals

19 décembre 2012

Changer de peau

 

 

 

 

A cet inconnu noir qui ce jour de février a posé sa main

 contre la mienne sur la rampe du métro

Pour me demander d’échanger sa peau

 contre la mienne

Je dédie les heures à venir

dans la blancheur du temps

et que son corps mouvant puisse

courir les rues, courir la vie

 

A cet  autre, porteur de mes baisers

Je dis

marche à contrario du fleuve

Il y aura encore

De beaux jours infatigables

L’eau roulera

dans l’infini des lumières

L’espace mourra

entre nos corps

 mordus dans l’ivresse

Il y aura des ponts à traverser

 des îles oubliées en plein fatras de la ville


Paola Pigani

17:30 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

18 décembre 2012

Tes lèvres bleues

12:57 Écrit par Paola Pigani dans Musique, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacques bertin

09 décembre 2012

Ils sont deux

 

 

 

 



Ils sont deux

Serrés dans un fou rire

Aux dernières loges du bus

Je ne dirai rien de leurs visages

Rien de leurs vêtements

Tout pourrait tomber à l’instant de leur rire

Sur le plancher du bus

Leurs peaux leurs cheveux

Ne resterait que le geste du garçon

Une plume d’oiseau entre les doigts

Et ces mots vers moi

« Vous la voulez ? »

Tenir jusqu’au terminus

La flamme de ces deux-là

Entre mes mains


 Paola Pigani

10:45 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

02 décembre 2012

Par ces jours d’hiver ...

 

 

 

Par ces jours d’hiver où peu de choses brillent,

Le feu lointain d’une lampe dans la pénombre

De l’aube humide et froide, et cette heure

Seule vous est allouée, rapide,

Vif argent entre les doigts gourds de sommeil,

Nul ne sait où passent ces journées

Et cependant ce sont elles sans nul doute

Qui nourrissent le printemps lointain

Et cahotent comme la locomotive dans le tunnel

Vers la bouche entrouverte du jour.

 

Paul de Roux

Au jour le jour. Editions Le temps qu’il fait

20:09 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paul de roux

29 octobre 2012

Etonnantes " Nouvelles du front de la fièvre"

Jeudi midi avec couple & parkings


le ciel de Californie est

magnifique

en ce jeudi midi avec couple &

parking

 

c'est comme un mur

infranchissable

qui n'en finit pas de se poser

devant eux

 

leurs questions rebondissent

contre le mur

et reviennent vers eux

encore

et encore

le mur n'en finit pas de gagner

 

 

 

C'est un lent soul movie entre laveries, parkings et Telegraph avenue

M'en allant écrit Jean-Marc Flahaut en toute fin de poème sans point pour clore

M'en allant dans un ailleurs improbable emprunté à une Amérique qui n'existe que dans les noms des villes, les noms de rues, des noms d'hôtels et quelques prénoms, Adam, John, Elliott...

Alone , l'homme de fièvre nous offre des composites humains d'un nouveau monde pas si loin

All one comme on disait avant, du temps peut-être où il existait des forêts plus grandes que l'Amérique toute entière.


Nouvelles du front de la fièvre de Jean-Marc Flahaut est le second recueil édité dans la collection poésie du Pédalo  ivre, dirigée par Frédérick Houdaer

26 octobre 2012

inoubliable Federico

 

 

 

Monde

 

Angle éternel

La terre et le ciel.

Pour bissectrice, le vent.

Angle immense,

Le chemin tout droit.

Pour bissectrice, le désir.

Les parallèles se rencontrent

Dans le baiser.

O cœur

Sans écho,

C’est en toi que commence et s’achève

L’univers.

 

Federico Garcia Lorca

 

11:25 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : federico garcia lorca

23 octobre 2012

A passo di cavallo

 

 

 


 

A passo di cavallo

Da bambino bevevi delle granatine  

Di acqua e menta

Oggi

La tristezza scorre nella tua gola

Senza ghiaccio

Ascolti una donna camminare sulla strada

A passo di cavallo

I suoi talloni ti martellano il cuore

Mentre un’altra sulla tua pelle

Vede il poema del giorno

 

Paola Pigani


Texte lu en compagnie de Thierry Renard lors du forum des langues à Lyon le 23 septembre 2012

 

11:11 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : forum des langues, thierry renard