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28 décembre 2018

Vers le port

Sète  boite aux lettres.jpg

 

 

 

 

 

Dans la nuit naissante,

Qu’avais-tu à nommer pour mieux partir ?

19:14 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sète | |

26 décembre 2018

Ce que je crains c'est ce que j'espère

 

 

 

Jean-Claude Pirotte, fleuve Rhone, saint Vallier

 

 

 

Dans le grand embrasement du soir
on éprouve quoi ? une absence
et les chants d’oiseaux voix d’un dieu
qui console se font lointains

les rythmes du temps s’exaspèrent
avant d’engloutir la contrée
ce que je crains c’est ce que j’espère
une parole un aveu un silence
l’instant de mon aveuglement

Jean- Claude Pirotte

21:46 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jean-claude pirotte, fleuve rhone, saint vallier | |

24 novembre 2018

Au Roi

 

 

 

 

Au Roi 

 

Il ne faut pas toujours le bon champ labourer :

Il faut que reposer quelquefois on le laisse,

Car quand chôme longtemps et que bien on l'engraisse,

On en peut puis après double fruits retirer.

Laissez donc votre peuple en ce point respirer,

Faisant un peu cesser la charge qui le presse,

Afin qu'il prenne haleine et s'allège et redresse

Pour mieux une autre fois ces charges endurer.

Ce qu'on doit à César, Sire, il le lui faut rendre,

Mais plus qu'on ne lui doit, Sire, il ne lui faut prendre.

Veuillez donc désormais au peuple retrancher

Ce que plus qu'il ne doit sur son dos il supporte

Et ne permettez plus qu'on le mange en la sorte,

Car, Sire, il le faut tondre et non pas écorcher. 

 

Sonnets inédits d’Olivier de Magny

A. Lemerre éditeur, 1880

23:35 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gilets jaunes, roi, saint just malmont | |

11 novembre 2018

14-18 ...Fait fuir d’un coup tous les corbeaux

 

 

 

 

       A peine nommés par vos mères vous fûtes expédiés chez les ancêtres

       N’ayez crainte nous allons vous rendre hommage et déposer des gerbes

       Mais non disent-ils tour à tour

       Et la rumeur de mille voix enchevêtrées

       Fait fuir d’un coup tous les corbeaux

       Comprends enfin notre retour qui te dit de rire

       – Les mâchoires encore encombrées de glaise et de craie

       Soudain me reprochent mes chagrins et ma peur de l’hiver –

       Danse clament-ils danse sur les ombres très obliques de nos croix qui prennent la terre entière

       Rougis les radis  jaunis les blés

       Croque les pommes du temps

        Explose de joie simple

       Vis

       Et ton hommage de novembre vaudra toutes les fleurs 

 

        Raymond Prunier Poèmes 14-18 , éditions La porte

10:56 Écrit par Paola Pigani dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : raymond prunier, editions la porte | |

09 novembre 2018

Hommes de l’avenir, souvenez-vous de nous !

 

  • Le 9 novembre 1918, deux jours avant l’armistice disparaissait Guillaume Albert Vladimir Alexandre Apollinaire de Kostrowitzky, dit Guillaume Apollinaire. 

 

 

Apolinaire, hommes de l'avenir souvenez vous de nous, éditions La passe du vent

 

Crains qu’un jour un train ne t’émeuve plus 

Guillaume Apollinaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hommes de l’avenir, souvenez-vous de nous !

POUR SALUER GUILLAUME APOLLINAIRE

Auteurs : Collectif

collection :

date de parution 02/2018

ISBN : 978-2-84562-318-7

168 p. / Illustré / 14 x 20,5 cm / 12 €

Hommes de l’avenir, souvenez-vous de nous ! Une anthologie pour saluer Guillaume Apollinaire.
« Hommes de l’avenir, souvenez-vous de moi... », s’exclame Guillaume Apollinaire dans « Vendémiaire », le poème qui clôt son recueil Alcools, paru en 1913. Cinq ans plus tard, le poète disparaissait à trente-huit ans, terrassé par... la grippe espagnole, le 9 novembre 1918, deux jours avant l’armistice qui mettait fin à la Première Guerre mondiale.
Pour aider à « se souvenir », à travers l’auteur de Calligrammes, des dix millions de victimes de la Grande Guerre, le présent ouvrage réunit, dans la diversité de leurs voix, onze poètes ou écrivains de notre temps. Et regroupe aussi, outre le texte du spectacle créé à l’occasion de ce centenaire, une vingtaine de dessins dus à de jeunes artistes, qui ont aujourd’hui l’âge qu’avaient la plupart des combattants de 14-18.

SAMANTHA BARENDSON • GABRIEL BELMONTE • ALAIN FISETTE • ALAIN FREIXE • ALBANE GELLÉ • AHMED KALOUAZ • MICHEL KNEUBÜHLER • EMMANUEL MERLE • RAPHAËL MONTICELLI • PAOLA PIGANI • FRANCIS PORNON • JEAN ROUAUD

Autant de contributions pour redire avec un autre grand poète du 20e siècle, Jacques Prévert : « Quelle connerie la guerre ! ». Et quel précieux bienfait que la paix...

Une vingtaine de dessins choisis parmi ceux réalisés, sous la houlette de leur enseignant, Dominique Simon, par cent quarante – oui, cent quarante ! – étudiants de l’École Émile-Cohl illustre cet ouvrage.

Illustration de couverture : Dominique Simon.

01 novembre 2018

Toussaint

christ exit 2.jpg

(...) par le nom

la pierre se change en stèle

par le vide

la stèle devient stèle d'aucun nom

le nom existe pour témoigner du vide

le nom retourne au vide vers les noms à venir

vide à l'intérieur du vide

pierre dans le cœur de la pierre

source à la source de la source (...)

 

Shu Cai Le ciel se penche sur nous La passe du vent

 

 

30 octobre 2018

Ce soir avec Vincent

 

 

 

Un de mes derniers manuscrits La chaise de Van Gogh se balade encore chez plusieurs éditeurs .

En attendant une réponse , je vais dormir sous l'arbre de Vincent et sa  nuit bleue...

22:18 Écrit par Paola Pigani dans Musique, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : van gogh, schubert | |

27 octobre 2018

Vaulx La Soie

vaux la soie.jpg

 

 

Je marchais dans les derniers lueurs du jour 

le fleuve et le ciel  redevenaient frères d'encre

 deux cormorans  étaient posés sur un bois flotté

le vent du soir gonflait leurs ailes

j'ai écouté  le bavardage de paix

de leurs petits cris étranges 

ils semblaient hésiter à s'envoler

comme des vieux messieurs  au seuil de leur mort

immobiles et calmes

 

17:46 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vaulx en velin, résidence d'écriture | |

23 octobre 2018

Merci Chengdu

Du Fu.jpg

Les nouveaux fantômes gémissent, les anciens pleurent.

On les entend par les jours pluvieux et sombres.

Du Fu

10:10 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : du fu, chengdu | |

22 octobre 2018

Chengdu ou le poème inachevé

  

 

 

Chengdu ou le poème inachevé



Les anges rouges patientent

 Sous un ciel sans nuage


Sans lumière non plus




Rue des têtes nues

Il faut se donner la main


A travers nos poèmes


Donner sa langue aussi

 

Des femmes creusent la terre noire

 au pied d'un gratte-ciel

où sont les voix des poètes ensevelis?

Le jardin de Du Fu est planté de beautés orphelines

Li Ru cherche sa joie


Comment se  perdre dans un  vin transparent à 53 °


et la nuit sans couleurs?

Au retour je fais du pain d'épice

 Le jour d'après des madeleines au citron

Le surlendemain une brioche au pavot


Je bâtis une digue de sucre

Pour ne pas que s'épanche trop vite

la mémoire 

 

J'aligne mes images 

Deux  cygnes noirs sur le fleuve Modi

Les  rires de fatigue et d'ivresse 

Les mains de Ludwig sur mes doigts glacés

Et ses mots qui tremblent


La poussière n'existe pas

 Ni sur le seuil ni sur nos paupières

Nous n'avons d'yeux qu'en lisière

 Ne  voyons  pas  de bleu 

Dans le ciel de Chengdu

 Ni dans les yeux de la République Populaire de Chine

 

Les étoiles meurent dans le sable blanc

Où nous écrasons nos cigarettes

Une main anonyme  vient  les glaner

 Et en  redessiner de nouvelles

 

La poésie est cendre 

 Cristaux de sucre

 Neige synthétique

Filaments rouges  tombant  d'un arbre

Dans  le jardin du temple


La voix d'Aurélia  a plusieurs  pétales


Comme ses lèvres 

qui rameutent des poèmes perdus

 
 Les adieux à la mort ...

 

 

 ©paolapigani

 

 

 

09:24 Écrit par Paola Pigani dans Poésie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chengdu | |